‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 214 sur 431 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

D'autres nerfs vaso-dilatateurs ont encore été signalés : Vulpian *, après avoir montré que l'action de la corde du tympan ne se borne pas à dilater les vaisseaux de la glande sous-maxillaire, ? mais qu'elle agit pareillement sur ceux de la pointe de la langue, y" a trouvé que le glosso-pharyngien était vaso-dilatateur pour la ' base de la langue et le pharynx.

Aujourd'hui, les expériences se multiplient de toutes parts; n Jolyet et Laffont* viennent de constater une action vaso-dilatatrice dans les branches du nerf trijumeau excitées au delà du ganglion de Gasser. Les récents travaux de Laffont5 sur la circulation de la mamelle ont fait voir que le diamètre des vaisseaux de cet organe l ?~^>^~ et la sécrétion lactée sont sous la dépendance de nerfs dont la' fonction est identique à celle de la corde du tympan par rapport , à la glande sous-maxillaire. Or le nombre et la situation si va- ' " riables des mamelles chez les différentes espèces d'animaux montrent que les nerfs dilatateurs peuvent provenir de régions très différentes de l'axe spinal.

Jusqu'ici, la multiplicité des éléments nerveux qui semblent concourir à la constitution des nerfs mixtes, l'inégale excitabilité de ces divers éléments selon la nature des excitants employés, les effets différents qifon observe suivant l'état où se trouve l'animal, tout cela contribuait à faire du rôle des nerfs vaso-dilatateurs un des problèmes les plus obscurs de la physiologie.

Tout récemment, Dastre et Morat4 ont communiqué à l'Académie des sciences un fait qui présente une importance incontestable. D'après ces physiologistes, le cordon cervical du grand sympathique, considéré depuis les expériences de Cl. Bernard et de Brown-Séquard comme le type des nerfs vaso-constricteurs, contiendrait en outre des, filets vaso-dilatateurs. Les premiers se rendant aux téguments de la tête et à la langue, les autres aboutissant à la muqueuse des lèvres et des joues.

Lette influence, pour Dastre et Morat, serait directe et immédiate, c'est-à-dire indépendante de toute influence réflexe et se produisant sans constriction vasculaire préalable ; elle a été mise

sur le membre échauffé l'excitation du sciatique produit un resserrement passager des vaisseaux avant de donner lieu à la dilatation vasculaire.

1. Vulpian, Leçons sur l'appareil vaso moteur, 1875, t. I, p. 156.

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