Comptes rendus de l'Acad. des sciences, 13 oct
4. Dastre et Morat, Comptes rend. Âcad. des se, 16 et 30 août 1880.
maret, Circulation. 2e
en doute par Laffonl : une discussion s'est engagée a ce sujet devant la Société de Biologie et l'accord n'est point aujourd'hui établi entre ces différents expérimentateurs sur le fait essentiel, à savoir, sur l'existence d'une dilatation primitive produite par l'excitation du sympathique cervical.
Toutefois, l'expérience suivante semble être décisive : Dastre et Morat détruisent le bulbe d'un chien soumis à la respiration arlifïcielle, puis ils excitent le bout périphérique du grand sympathique cervical. Ils voient alors se produire une dilatation des vaisseaux de la face interne de la lèvre et de la joue correspondantes. Cette dilatation n'est précédée d'aucun resserrement appréciable; en outre, elle semble bien dépendre exclusivement de . l'excitation du sympathique, car la destruction du bulbe exclut flUv, 'wîr l'intervention d'un réflexe vasculaire.
Les mômes auteurs ont récemment annoncé qu'ils avaient découvert l'origine et le trajet des nerfs vaso-dilatateurs de l'oreille du lapin1. Leurs expériences tendraient à effacer la distinction topographique entre les filets constricteurs et les filets dilatateurs des nérfs vasculaires. Ces deux ordres de nerfs chemineraient ensemble dans les branches du grand sympathique; de sorte que si l'on observe dans les nerfs mixtes la propriété vaso-dilatatrice, c'est à des branches émanées du grand sympathique qu'ils l'auraient empruntée.
Enfin, les nerfs vaso-dilatateurs subiraient, en traversant les ' , ; ganglions du sympathique, une modification encore indéterminée, \Cm~ yHr4* jTiais qui ne permettrait plus de mettre en évidence, par des excitations directes, leur propriété de relâcher les vaisseaux.
Origines centrales des nerfs vaso-moteurs.
g 266. — Presque aussitôt après que les expériences des physiologistes eurent, montré le' rôle des nerfs vaso-moteurs, les médecins constatèrent des troubles circulatoires à la suite des lésions des centres nerveux. Les résultats, toutefois, ne concordaient pas toujours; dans les hémiplégies, par exemple, on a signalé. ordinairement un échauffement, quelquefois un refroidissement du membre paralysé, comme si la lésion intéressait, tantôt les ori-