‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 216 sur 431 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

gines des vaso-constricteurs, tantôt celles des vaso-dilatateurs. Certaines lésions centrales semblent toutefois produire constamment un relâchement vasculaire. Ainsi, la section de la moelle ^ *x> épinière, au voisinage du bulbe, et la section du bulbe lui-même, y ■ produisent un échauffement de la surface du corps; le manomètre appliqué aux artères signale, dans ces cas, un abaissement notable de la tension artérielle avec accélération du rythme du cœur. Ce point des centres nerveux serait, pour ainsi dire, le confluent ^ des nerfs vaso-constricteurs, et sa division intéresserait aussi bien ^ les nerfs qui montent du côté de la tête que ceux qui descendent vers le reste du corps.

Pour démontrer l'existence de celte région centrale qui tient sous sa dépendance le système vaso-moteur tout entier , on applique

Fig. 213 Cliule graduelle de la pression à partir du point M sur un animal qui vient de mourir par arrêt du cœur. Au point PI on détruit le bulbe; chute plus rapide de la pression par le relâchement des vaisseaux.

un manomètre à une artère chez un animal curarisé et l'on excite le bulbe au moyen de l'électricité. Aussitôt une notable élévation de la pression artérielle accuse un resserrement énergique des petits vaisseaux.

Quand on détruit le bulbe, le premier effet du traumatisme est une excitation générale des vaso-constricteurs et une forte élévation de la pression artérielle ; le relâchement des vaisseaux ne se produit qu'un instant après l.

Lorsqu'un animal vient d'être tué par l'arrêt du cœur, la pression artérielle décroît, d'un mouvement diminué (fig. 213), jusqu'à ce qu'elle soit voisine de zéro. Si, à ce moment (à l'instant PI) on détruit le bulbe, on observe une chute nouvelle de la pression qui

J: là' I'ha!)';ude de Pratiq«er la piqûre du bulbe sur les animaux dont on veut vider auss, complètement que possible les vaisseaux. C'est ainsi qu'on procède par

emple dans le laboratoire de Ludwig, pour la préparation des tissus qufdo enUt soumis a la circulation artificielle. etre

subitement tombe plus bas encore. Le peu de sang qui pouvait encore être retenu dans les artères passe dans les veines à travers les capillaires entièrement paralysés.

Comparaison des deux ordres de nerfs vaso-moteurs.

§ 267. — Il n'existe pas, au point de vue physiologique, un antagonisme parfait entre les nerfs vaso-constricteurs et les vasodilatateurs. Ainsi , tandis que la section des vaso-constricteurs paralyse les tuniques vasculaires et produit l'élargissement des vaisseaux avec échauffement des régions superficielles dont la circulation est accélérée, la section des nerfs vaso-dilatateurs ne produit pas d'effets appréciables sur le diamètre des vaisseaux ni sur la température des organes. C'est seulement la galvanisation du bout périphérique des deux sortes de vaso-moteurs qui donne lieu à des effets opposés suivant la nature du nerf que l'on excite. On a cru pouvoir établir un parallèle entre les nerfs vasculaires A/Jj^ jetles nerfs cardiaques, et assimiler les nerfs vaso-constricteurs à ceux qui favorisent la systole des ventricules, les vaso-dilatateurs ""aux nerfs qui mettent le cœur en diastole. Dans ce parallèle, le grand sympathique aurait le même rôle dans tous les points de l'arbre vasculaire, puisqu'il favorise la systole ventriculaire, § 40,

et qu'il provoque le resserrement des vaisseaux. Le nerf vague qui met le cœur en diastole ou en ralentit le rythme, serait l'analogue de certains vaso-dilatateurs,, tels que la corde du tympan et les nerfs érecteurs ; comme eux, en effet, il tire directement son origine du * , r ! centre cérébro-spinal. Ajoutons que les ganglions nerveux du cœur ' *~ - !" auraient leurs analogues dans les ganglions et les cellules ner- 1 , veuses placés sur le trajet des nerfs vaso-moteurs. Mais cette Y1~v-l". Wv~ u^t//y théorie générale est tout au moins prématurée.

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