‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 222 sur 431 · ML · texte numérisé non relu

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l'issue du sang des veines. Celles-ci sont en quelque sorte exprimées et vidées de leur contenu par la pression extérieure qu'elles subissent. Nous montrerons que ces phénomènes se produisent dans le cerveau et dans l'œil, quand nous parlerons de la circulation de ces organes.

Les veines n'ont pas de valvules dans les points de l'économie où des pressions localisées et intermittentes n'agissent pas sur le cours du sang : aussi la veine porte est elle dépourvue de valvules comme la plupart des veines viscérales. Il existe, il est vrai, dans l'abdomen, des changements de pression, soit sous l'influence des efforts, soit sous celle de la respiration ; mais ces changements se produisent en même temps dans la cavité abdominale tout entière; ils seraient donc inefficaces à produire les interruptions dans la continuité de la colonne sanguine dont nous venons de parler à propos des veines des membres soumises à l'action musculaire; ces pressions, s'exerçant également sur toute la longueur des veines, n'auraient aucun effet pour la propulsion du sang.

De la principale force qui préside à la circulation veineuse.

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g 274. — Vis a tergo. — Puisqu'il est démontré que les vaisseaux capillaires n'ont aucune action impulsive sur le sang qui les traverse, il est clair que la circulation veineuse ne peut se faire que sous l'influence de l'impulsion du cœur, et que la force avec laquelle le sang pénètre dans le système veineux, force qu'on désignait autrefois sous le nom de vis a tergo, est la même qui a présidé au courant centrifuge du sang dans les artérioles et les capillaires. Plus les petits vaisseaux seront relâchés, plus le sang arrivera avec force dans le système veineux, § 235.

En poussant par les artères des injections de sang défibriné, on voit le liquide passer dans les veines et l'on peut ainsi juger de la pression nécessaire pour surmonter la résistance des petits vaisseaux. Les différents organes n'offrent pas tous, à cet égard, la même résistance : ainsi le rein semble être très facilement traversé par le sang ; les glandes à sécrétion intermittente livrent un passage facile au sang dans le moment où elles sécrètent, parce qu'alors leurs vaisseaux sont très relâchés ; pendant la suspension de leur fonction, elles présentent, au contraire, une résistance très grande au cours du sang.

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