‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 228 sur 431 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

Yitessc du s:m;- veineux.

§ 283. — Comme la capacité des veines est plus grande que celle des artères, et que la môme quantité de sang doit, à chaque instant, passer par tous les segments du circuit vasculaire, il s'ensuit que la vitesse du courant veineux est moindre que celle du courant artériel. Nous parlons, bien entendu, de la vitesse moyenne du sang, car certaines influences passagères peuvent rendre le cours du sang très rapide dans les veines.

On ne saurait, du reste, attribuer au sang veineux une vitesse absolue, puisque tant d'influences la font varier : quelques auteurs ont essayé cependant de mesurer cette vitesse. Volkmann1, avec son hémodromomètre, a trouvé dans la veine jugulaire d'un chien, une vitesse de 225 millimètres par seconde. Mais ces recherches ont peu d'intérêt; on jugerait plus exactement peutêtre de la vitesse du courant veineux en mesurant expérimentalement celle du sang artériel, et en calculant, d'après le diamètre relatif des veines et des artères, quelle doit être la vitesse du sang veineux pour une vitesse artérielle déterminée.

C'est d'après ces considérations qu'on attribue au cours du sang dans les veines pulmonaires une plus grande vitesse qu'à celui des artères, attendu que les quatre veines pulmonaires, au moment où elles s'abouchent dans l'oreillette gauche, auraient, clans leur ensemble, une section moindre que celle de l'artère pulmonaire.

Courant veineux rémittent et pouls veineux des extrémités.

§ 284. — Le cours du sang dans les veinules est ordinairement continu comme celui des capillaires qui leur donnent naissance. Mais, ainsi qu'on l'a dit § 238, le courant peut être saccadé dans les capillaires; ces saccades se font sentir assez loin dans le système veineux. On a pu voir, pendant l'opération de la saignée, des saccades se produire dans le jet de la veine, au point de faire croire que l'artère avait été blessée. Il est possible que, dans ces cas, le courant veineux ait été influencé par les alternatives de gonflement et de resserrement qu'éprouvaient les tissus voisins, et dont

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