Volkmann, Hàmodynamik, p
les expériences de Piégu nous ont démontré l'existence, § 126. Mais cette origine ne saurait être attribuée aux saccades du jet sanguin que Cl. Bernard a observées sur les veines de la glande sousmaxillaire quand il irritait la corde du tympan. Il vit alors le sang s'échapper de la veine, rouge comme du sang artériel, et le jet en était saccadé comme celui d'un artère. C'est qu'en effet la rapidité du courant sanguin est tellement accrue par suite du relâchement des vaisseaux capillaires de la glande, que le sang n'a plus le temps de devenir veineux ; en outre, les obstacles qui éteignent la saccade artérielle n'existant plus, le sang veineux conserve son intermittence.
§ 285. — Le pouls veineux des extrémités a la même origine que les saccades que nous venons de décrire. Boyer1 a indiqué depuis longtemps les pulsations des veines superficielles. King2 a très bien expliqué ce phénomène et a imaginé, pour le rendre plus visible, de l'amplifier au moyen d'un petit levier. Un fil de cire à cacheter, étiré à la lampe, était appliqué sur le vaisseau et y reposait par une de ses extrémités qu'on tenait fixée avec l'ongle. Le soulèvement que produisait la pulsation veineuse élait amplifié par la longueur même du levier et devenait très visible. King a signalé certaines conditions comme favorables à la production du pouls veineux des extrémités; il suppose que chez certains sujets, une plus grande fluidité du sang est la cause de son passage plus rapide et de la conservation des saccades. Mais une cause moins hypothétique est le relâchement vasculaire : or, c'est après le repas, et dans cet état qu'on appelle la circulation excitée, que le pouls veineux se montre le plus souvent. Dans ces conditions , il y a relâchement des petits vaisseaux des téguments.