‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 231 sur 431 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

la pression dans le ventricule droit et par suite dans l'artère pulmonaire. L'épaisseur des tuniques musculaires des deuxr^c ventricules révèle aussi l'inégalité des résistances que chacun ■ iA d'eux surmonte habituellement ; les parois du ventricule gauche, f, n chez l'adulte, sont, en effet, trois fois au moins plus épaisses que,C^ '^V "." celles du ventricule droit '. *-*

Milne Edwards qui, en maintes occasions, a fait ressortir les ^-'^fj^f^harmonies qui existent entre les différentes fonctions de la vie, montre comment, par un enchaînement nécessaire, les capillaires du poumon doivent être fort minces pour permettre aux échanges gazeux de se produire entre l'air et le sang; comment de cette minceur résulte une résistance plus faible que celle des vaisseaux de la grande circulation, d'où cette nécessité d'une circulation à basse pression dans les vaisseaux pulmonaires.

Vitesse de la circulation pulmonaire.

I 287.— La circulation pulmonaire doit avoir, en chacun de ses points, la môme vitesse que la circulation générale. Une section^, pratiquée en un point quelconque du double circuit que traverse le sang doit toujours en laisser passer la môme quantité, sans quoi il y aurait stagnation en ce point et accumulation de sang en amont de l'obstacle. Le débit des deux cœurs doit donc être le même, quelque inégale que puisse être la capacité que présentent W1^ L' les deux ventricules quand on les mesure en y faisant des injec- \ Wons. En outre, la section de l'artère pulmonaire étant la même L que celle de l'aorte, il faut en conclure avec Haies2 que la vitesse ^ i du sang est la même dans ces deux vaisseaux. Enfin, comme la .fai3fC| quantité de sang que contient le poumon est de beaucoup inférieure à celle que renferme le corps tout entier, il s'ensuit que le ^ Y renouvellement du sang se fera beaucoup plus vite dans le pou-/^ mon que dans le reste du corps. Grâce au moindre parcours qu'elleru~~i devra accomplir, une molécule de sang qui entre dans l'artère

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. Chez le fœtus, le sang ne traverse pas le poumon et l'ondée qu'envoie le venlri- fe c à cule droit passe dans l'aorte par le canal artériel. Les deux cœurs concourent donc égalemen à la ç.rculat.on générale, les deux ventricules ressentent la même résistance et L fcA do en dep oyer le môme effort. Aussi, chez le fœtus les ventricules droit et gauche t^f A \ V » présentent-, s très sensiblement la même épaisseur. Nous avons vérifié ce fait sur du *~ L cœur ue tœtus de chien.

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