CHAPITRE XXVI
rables de l'inspiration devraient être compensés par l'action défavorable que le ventricule droit éprouverait dans son action. Pour eux, le vide thoracique ferait obstacle à la systole du ventricule «droit et tendrait à le maintenir dilaté.
Plusieurs physiologistes ont fait, dans le laboratoire de Ludwig, des expériences sur le même sujet. Ceradini1 chercha à déterminer jla quantité de sang qui traverse le poumon, suivant que cet orbane est distendu par l'inspiration ou affaissé par l'expiration. s^^cT Kes expériences furent continuées par Héger2. Le poumon étant ^ <A' ^ fdétaché soigneusement avec ses vaisseaux, et la trachée étant ou^a.- Bivisée à la base du cous, on plaçait le poumon clans une caisse ^^^^^^ le verre formée de deux moitiés lutées soigneusement l'une avec '/p &x autre. Cette caisse, Lungenkàste, était munie de plusieurs tubu- « lures: l'une recevait un tube afférent qui portait le sang aux t<~h^/CC , brtères pulmonaires , une autre laissait passer un tube efférent Lui conduisait au dehors le sang des veines pulmonaires; une ^~,e"v~' troisième livrait passage à la trachée; enfin, par une quatrième lubulure communiquant avec la cavité de la caisse, on pouvait y comprimer ou y raréfier l'air, de manière à produire des amplialions ou des resserrements du poumon imitant les mouvements respiratoires. .
Le sang étant amené dans les arlères du poumon sous charge A-il^— " fconstante, au moyen d'un vase de Mariotte, on constatait d'abord CT pie le poumon affaissé laissait passer moins de sang, sous une "T~J. nôme charge, que le poumon déployé par une aspiration exercée lans la caisse.
En exécutant des mouvements alternatifs, pour imiter les am- fu^J ■ )liations et les retraits des poumons dans la respiration, Héger rit que les accroissements et les diminutions de vitesse du sang îe correspondent pas exactement aux phases alternantes de Tarn- \*3~< )liation et du resserrement pulmonaires. Le premier effet de 'ampliation du poumon est d'arrêter le courant veineux; le sang 'accumule dans les vaisseaux qui se dilatent en même temps
1. Les recherches de Ceradini avec l'appareil spécial destiné à établir la circulation rtificielle dans le poumon isolé (la Lungenkàste) n'étaient point publiées à l'époque ù Héger publia son travail (1873).
2. Héger, De la circulation du sang dans les organes isolés, Th. Bruxelles, 1873, et \apport sur les circulations artificielles. — Congrès de Bruxelles, 1875.
3. Cette expérience qui demande à être faite avec de grands soins est décrite avec tous es détails dans le travail de Héger.
Z^lJ^ 'qU6 168 vé8icules Pulmonaires; ce n'est qu'à la fin de l'inspiration
que lléeoulement veineux reparaît. Si on maintient alors le pou- % ]/L^L (/^lon distendu, le sang le traverse en quantité plus grande que
JL^Tu^» U*yv> iC-101'5*!"''1 était affaissé en permanence.
U JL~™ (*VU4-<^ Au début de l'expiration, c'est-à-dire quand le poumon com- ~àrt~~~~~*- Aty mence à revenir sur lui-môme, le jet veineux s'accélère encore ; le iHww. l^U* ^L-1 contenu des vaisseaux pulmonaires est en quelque sorte exprimé 'l LA-. cIli Poumon comme d'une éponge que l'on comprimerait, puis, à
Jv^o ^ "S"^ mesure que le poumon achève de se resserrer, le courant veineux Ut- +y*~Y\* diminue; il atteint enfin un régime lent qu'il conservera tant b^~n~* U~v~"^ 16 poumon ne SUDira Pas mie ampliation nouvelle.
cWwvwu-, i D'autres auteurs reprirent ces expériences avec la préoccupation
de Se rapprocher davantage des conditions de la nature. Ainsi, «M ^af dans le Poumon, les artères pulmonaires et le cœur droit d'une part, les veines pulmonaires et le cœur gauche de l'autre, sont soumis à la pression alternativement accrue et diminuée qui existe dans le* thorax pendant les mouvements respiratoires. Funke et Lalschen berger S Bowditch et Garland 2 construisirent des appareils schématiques dans lesquels ils tinrent compte des variations de la pression extérieure sur le cœur et le sang.
JL rv^ g 289. — Un point saillant qui ressort des expériences précédentes, c'est que si l'on fait des insufflations par la trachée,, comme sur les animaux soumis à la respiration artificielle, on voit se renverser le sens des phénomènes, au point de vue du mouveo ^)F ^ ment du sang. L'inspiration, c'est-à-dire l'insufflation pulmonaire, ^Lv-Jj ALl^aA' s'accompagne de ralentissement du cours du sang; l'expiration i cy*~~^--* en accélère le mouvement. La cause de cette différence est très =
<tuc*v^ simple; on conçoit en effet qu'une insufflation d'air comprime'
t^J^n C^fJ-t* les capillaires du poumon et refarde le courant sanguin.
Ces résultats s'accordent complètement avec ceux des expé-l riences de Gréhant3 qui a réussi à interrompre totalement la cù|i culation pulmonaire sur un chien, en insufflant de l'air dans la u- Ww-^ Owirachée, sous une pression de 65 millimètres de mercure.
1. Funke et Latschenberger (Archiv. f. d. gasammte Physiol., I. XV et XVII, 1876 : et 1877).
2. Bowditch cl Garland, The Eff'cct of respiralory Movemcnls on the pulmonary , Circulation. (The Journ. of Physiology, vol. II, n° 2, 18/9, p. 91.)
3. Gréhant, Arrêt de la circulation par V introduction d'air comprimé dam le poumon. Comptes rendus de l'Acad. des sciences, t. LXXIU, p. 274.