‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 239 sur 431 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

points, par conséquent, que les différences de pression artérielle 5wc>--^ atteignent leur maximum. Cela se traduit par une dilatation manifeste des petits vaisseaux dans les parties déclives : celles-ci ^ rougissent parfois très fortement, tandis que l'élévation les fait pâlir-

Or, la dilatation des petits vaisseaux a comme conséquence un passage plus facile du sang a travers les capillaires terminaux des

membres déclives, de sorte que la pesanteur agit, pour ainsi dire, de deux façons différentes sur la circulation : d'une part, en w^utJL ••-

accroissant la force impulsive du sang dans les parties déclives, d'autre part en ouvrant les voies capillaires au-devant du sang et en diminuant les résistances. Inversement, l'attitude élevée des membres agit aussi de deux façons pour y ralentir la circulation.

Influence de la pesanteur sur la circulation veineuse.

§ 299. — On a considéré avec raison les vaisseaux d'un membre déclive comme constituant une sorte de siphon dans lequel la branche descendante serait constituée parles artères, et la branche ascendante par les veines. De là on a conclu que si la pesanteur est favorable au courant artériel dans le membre déclive, elle y est défavorable au courant veineux; or, la valeur étant la même pour '* ces deux influences de signes contraires, elles doivent se neutra- u' ^" liser. Admettons l'exactitude de ce raisonnement, il reste, tout au ^ moins, au membre déclive le bénéfice de la dilatation de ses capillaires terminaux sous la charge plus forte du sang qui pèse à leur I1- intérieur, et de cette dilatation résultera une diminution dans les résistances au cours du sang1. Mais la théorie du siphon n'est ^ L vraie que pour les organes dont le système veineux est dépourvu A-*—- ^ de valvules ou dont les valvules ne fonctionnent pas actuellement, »*^~\ ^ pour cause d'immobilité des muscles environnants. Dans les conditions normales, l'action des valvules, fractionnant, comme nous l'avons vu § 273, la colonne de sang contenue dans les veines, fait que l'équilibre des deux pressions antagonistes n'existe pas et que la compensation des deux pressions ne se fait plus comme dans les branches d'un siphon. Tel est le cas de la circulation dans les

1. Rameau a, dil-on, indiqué cette influence favorable de la pesanteur dans ses cours a la Faculté de Strasbourg.

membres inférieurs pendant la marche. La pesanteur y agit d'une manière très favorable au cours du sang.

Influence de la pesanteur sur lu circulation générale.

§ 300. — Les différentes attitudes du corps ne sont pas également < ! ^ favorables au cours du sang, et d'après ce que nous avons vu ci- ~J^r^, 5 dessus, il est clair que la station verticale, dans laquelle les bras et les jambes ont leur circulation favorisée, sera celle qui dimi- -, -nuera le plus les résistances à la circulation, et fera le plus for- #■ tement baisser la tension artérielle.

De là résulte cette conséquence, que dans l'attitude verticale les mouvements du cœur s'accélèrent. Ce fait a été depuis longtemps constaté par les physiologistes et les médecins ; nous en -avons donné l'explication § 221.

§ 301. — Effets produits sur la circulation par les brusques dépla- Z2> -céments de tout le corps. — 11 faut rattacher aux influences de la

'^îii^l pesanteur ces mouvements de la colonne sanguine qui se produisent dans les brusques déplacements du corps. Ainsi, lorsqu'on est placé sur le pont d'un navire qui tangue fortement, pendant la ^ phase descendante, toutes les parties du corps prennent une certaine vitesse et tendent à la conserver. Au moment où se produit la ^Cu^^L^'' vvJC' Pnase ascendante du tangage, le sang, continuant à se porter, ..^Jtr^Ji '^v^par sa vitesse acquise, vers les extrémités inférieures du corps, il ..^ïsJbrP**™ résulte une anémie cérébrale et une congestion des extrémités inférieures. Ces changements ne durent, il est vrai, qu'un instant, ~ fumais se reproduisent périodiquement, alternant avec des phases inverses de congestion céphalique et d'anémie des extrémités infé- ^Vl. rieures- H semble que ces effets entrent pour beaucoup dans la

production du mal de mer, car on en diminue l'intensité en prei nant la position horizontale.

Les mouvements de rotation du corps produisent aussi des vtfvwt - troubles dans la répartition du sang; ainsi, chez les derviches jl tourneurs, une sorte d'extase est provoquée par la rotation rapide avec extension des bras. Des animaux qu'on fait tourner rapidet^^y ment, attachés à l'extrémité d'un bras de manège, ont des congestions dans les organes situés vers la circonférence du cercle - ia^i-v*-*— -qu'ils décrivent, des anémies dans les parties qui sont tournées

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