‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 247 sur 431 · CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII

deux sortes d'oscillations sont représentées. La ligure 229 fait bien L comprendre comment se combinent les deux influences du cœur et de la respiration sur la pression du sang*. L'explication que Ludwig donna de ce phénomène était la suivante : - Les mouvements respiratoires exercent sur le système artériel une m- ^ J fluence analogue à celle qui a été signalée sur les veines ; de telle £ sorte que la tension dans les artères de la tête et des membres baisse par l'appel du sang qui se fait vers le thorax à chaque inspiration, et augmente, au contraire, quand l'expiration tend a pousser le sang artériel vers les vaisseaux de la périphérie.

En expérimentant avec son sphygmographe, Vierordt* arriva à ^ ^ la conclusion inverse : il admit que c'est dans l'inspiration que le sang est poussé le plus fortement vers la périphérie et que la tension artérielle s'élève. ,

Enlin, Einbrodt*, dans ses expériences sur les animaux, trouva que si les mouvements respiratoires sont amples et prolongés, r l'inspiration s'accompagne d'abord d'un abaissement delà tension ^ artérielle, puis d'une élévation de cette tension, tandis que, dans l'expiration, la tension monte d'abord et s'abaisse à la fin. Z^fr~%

On voit que les opinions émises relativement aux effets de la respiration sur la circulation artérielle se contredisent d'une manière à peu près complète. J'ai essayé à mon tour d'étudier l'influence de la respiration sur le pouls à l'aide du sphygmographe. Ce sujet méritait d'autant mieux l'attention que, dans un grand nombre de maladies où existe de la dyspnée, le tracé du pouls offre des caractères tout particuliers qui ont une grande imporj tance pour le diagnostic.

La contradiction que nous venons de signaler entre les résultats obtenus par Ludwig et par Yierordt nous a paru sexpliquer facilement par ce fait, que les influences de la respiration thoracique sur le cours du sang sont inverses des influences de la respiration abdominale et que, suivant la manière dont nous respirons, tantôt l'une, tantôt l'autre de ces influences prédomine, ce qui donne lieu à des résultats opposés.

1. Ludwig, Beitràge zur Kennlniss des Einflusses der Respirations Bewegungen aufcler Blutlaufin Aortensystcm. — Miïller's Arch., 1847, p. 242, el Lehrbuch der Physiol, 1861.

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