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Vierordt, Die Lehre von Arterienpuls

3. Einbrodt, Ueber den Einfluss der Athtmbewegungen auf Herzschlag und Blutdruck, MolleschotVs Untersuchungen, Bd. VII, 186G, p. 314.

4rui LA CIRCULATION DU SANG.

§311.— Influence des mouvements respiratoires sur la ligne d'ensemble du sphygmogrnmme, c'est-à-dire sur la pression moyenne du sang, artériel. — Comme l'action aspirante et foulante que le thorax exerce sur le sang va toujours en s'éleignant à mesure qu'on observe des vaisseaux plus éloignes de la poitrine, il s'ensuit que la pression du sang dans l'artère radiale est presque entièrement soustraite aux influences de la respiration quand celles-ci n'ont qu'une intensilémodérée. On peul's'cn convaincre en examinant les sphygmogrammes dont nous avons déjà donné un grand nombre de types. Dans ,1a" plupart d'entre eux, la ligne d'ensembie est à peu près horizontale, ce qui prouve que la tension de l'artère radiale n'a pas sensiblement varié

Mais si, au lieu de respirer paisiblement, on fait des mouvements d'inspiration ou d'expiration d'une grande amplitude, ou bien si l'on crée un obstacle au libre passage de l'air par les voies respiratoires, aussitôt la ligne d'ensemble du tracé devient onduleuse.

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Sil'on cherche à quèl 'moment la tension s'élève, si c'est à l'inspiration ou à l'expiration, la question devient plus complexe, car les choses se passent différemment suivant la manière dont on respire.

Quand on tient la bouche fermée et qu'on rétrécit l'ouverture des narines pour gêner le passage de l'air respiré, on voit la

1. Quand on inscrit les changements de volume des organes, les influences de la respiration sont plus sensibles que dans le tracé du pouls, de sorte que la ligne d'ensemble présente presque toujours des ondulations assez marquées. Cela lient à ce que les petits vaisseaux, fort résistants au passage du sang, obéissent mieux aux lentes variations de

Fig.jj230. Influence'de la respiration sur les changements de volume de la main.

pression produites par les mouvements respiratoires qu'aux variations brèves produites par le cœur. La figure 230 montre ces influences à un haut degré dans la seconde moitié du trace : à ce moment, le passage de l'air avait été gêné par l'occlusion d'une narine.

CHAPITRE XXVIII. 457 igne d'ensemble du tracé s'abaisser dans l'inspiration et s'élever ^ dons l'expiration (fig. 231). C'est le type indiqué par Ludwig.

Fig. 231. Influence de la respiration sur le pouls lorsqu'on fait prédominer l'action thoracique.

Quand on respire largement, la bouche ouverte, de façon que l'air passe et repasse librement à travers les voies respiratoires, on a l'effet inverse : la ligne d'ensemble s'élève dam l'inspiration et s'a-

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Fig. 232. Influence de l'a respiration sur le pouls lorsqu'on fait prédominer l'action abdominale.

baisse dans l'expiration, comme on le voit figure 232. C'est le type indiqué par Vierordt.

§ 312. — C'est aux changements de la pression que supportent les gions intra-thoracique et intr a- abdominale de l'aorte que sont dues j+U^* les variations de la tension artérielle pendant les mouvements respi-\^i^ u~i îratoires. — Quand une pression extérieure s'exerçant sur l'aorte js'ajoute à l'élasticité de ce vaisseau, le sang est refoulé dans •les artères de la périphérie où il élève la pression. On peut se iv— vL^fconvaincre de la réalité de cet effet au moyen de l'expérience sui-

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Un sujet étant couché sur le dos, on lui applique le sphygmo- /graphe et pendant que le tracé s'inscrit, on comprime l'abdomen ^ 'du patient. Aussitôt la ligne d'ensemble du tracé s'élève, ce qui montre que le sang de l'aorte abdominale a été refoulé dans les tvaisseaux de la périphérie; si l'on cesse la compression, le sang lreflue dans l'aorte, et la ligne d'ensemble s'abaisse. 1

La môme chose doit se passer lorsque les mouvements respira- V jtoires augmentent ou diminuent la pression autour de l'aorte, I* boit dans la poitrine, soit dans l'abdomen. Mais les effets de la

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respiration clans le thorax sont exactement inverses de ceux qu'elle produit dans l'abdomen : quand la poitrine est le siège d'une aspiration, il y a compression dans la cavité abdominale. Or, on va voir que, suivant la prédominance des influences thoracique? ou des influences abdominales, la respiration agit sur le pouls de façon opposée.

§ 313. — Effets de la respiration sur la pression dans le thorax. — y* ^'^^L'agrandissement de la poitrine au moment de l'inspiration crée

<rXvl uLiv- *S cIans le Pounion un vicle clue l'a^r vient aussitôt combler en se

précipitant dans les voies respiratoires. Si la pénétration de l'air !>v^ , W*- lfJ^' est facile, la raréfaction dans le poumon est faible, parce que le vide est comblé, pour ainsi dire, à mesure qu'il se forme. Mais k^., A». si la rentrée de l'air se fait difficilement, l'aspiration thoracique

devient beaucoup plus intense; c'est dans ces circonstances qu'on ': voit les espaces intercostaux s'affaisser, les creux sus-claviculaires se déprimer, annonçant l'énergie de l'aspiration intérieure. Dans jjses conditions, le sang des artères de la périphérie reflue en partie dans l'aorte thoracique; celle-ci est dilatée comme le sont des vais-

seaux placés au-dessous d'une ventouse. Aussi devra-t on voir baisser la tension dans les artères des membres; c'est en effet ce s qui a lieu. Dans l'expiration gênée, l'inverse se produit : l'air ne peut s'échapper assez vile sous l'influence de la rétractilité du» i L, poumon; les muscles expirateurs viennent seconder l'élasticité pulmonaire pour expulser l'air au dehors. Alors, l'aorte thoracique, au lieu d'être sous une pression négative comme à l'ordinaire, se M trouve comprimée à sa surface et chasse le sang dans les artères si i^jlw le )J+L Périphériques K M

g 314. — Des effets de la respiration sur la pression dans l'abdomeWt Pendant que ces phénomènes se produisent dans le tho-

fc? Xj^r^^ rax' v°y°ns ce (ïui se Passe dans 1,aDdomen- lorsque, dans une

inspiration, le diaphragme s'abaisse et agrandit la cage thoracique, J ^ il rétrécit au contraire la cavité abdominale. Le diaphragme, en

s'abaissant, déprime les viscères et ceux-ci repoussent en tous *

^\ 1 . On conçoit que ces effets ne se produisent qu'à un faible degré quand la respiration

est libre, car le vide pleural n'est alors soumis qu'aux variations de la force élastique du poumon plus ou moins distendu ; tandis que, dans le cas d'obstacle au libre passage de l'air, la pression intra-thoracique est influencée par la raréfaction et la condensation» alternatives de l'air contenu dans le poumon.

CHAPITRE XXVIII. 459 sens les parois abdominales qui se tendent, durcissent et témoignent que la pression est augmentée dans le ventre. Dans l'expiration, au contraire, le diaphragme remonte etles parois abdominales sont moins tendues.

Ces alternatives de pression augmentée et diminuée, l'aorte ab- V dominale les subit. Dans la respiration normale, ces influences '? ont peu d'intensité et comme elles s'exercent en sens inverse sur %. > les parties intra-thoracique et intra-abdominale de l'aorte, leurs ^^—^ effets tendent à se neutraliser. Mais, si nous sortons des conditions physiologiques de la respiration, nous verrons l'une de ces

actions prédominer sur l'autre, et suivant que c'est l'influence iX~r thoracique ou l'influence abdominale qui prédominera, des effets de sens inverse se feront sentir jusque dans les artères éloignées, / comme la radiale,

Toute gène au passage de l'air à travers les voies respiratoires augmente les influences thoraciques et produit, en c^rrsequence, y^i — ^ JUv*- % l'ascension de la lign^^nsen^ble du tracé pendant IHiùjffiïuMw, sa h^^~ ^~{j*M~r descente pendant l'expjmtëon (type représenté Lfigure 231). Cette" °-'

forme est celle que Ludwig a signalée; on l'observe quand on '

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respire par une seule narine. ~ U*Srw*e/l-

Toute gêne à l'ampliation de l'abdomen pendant que les voies aériennes sont libres, produira l'effet inverse : l'influence abdominale exagérée se traduira par l'ascension de la ligne d'ensemble

du tracé pendant l'inspiration, par sa descente pendant l'expiration (type représenté figure 232). — C'est l'effet signalé par Vierordt.

Enfin, la respiration artificielle qu'on emploie si souvent dans - V i les laboratoires pour entretenir la vie des animaux curarisés produira du côté du thorax des effets absolument inverses de ceux delà respiration normale ; les mêmes variations de pression s'observeront dans le thorax et dans l'abdomen, § 279.

La connaissance des influences de la respiration sur le pouls / est féconde en applications pour le diagnostic clinique. Ainsi, en inscrivant à la fois le pouls et la respiration1, on peut reconnaître, dans un cas de dyspnée, s'il s'agit d'un obstacle au passage de l'air ou d'une gêne aux mouvements du diaphragme. Ces influences de la respiration sur la ligne d'ensemble des sphygmogrammes sont d'autant plus intenses que la tension artérielle est plus faible.

I. Pour la manière d'inscrire les mouvements respiratoires, voy. la Méthode graphique, p. 551.

/t6Q LA CIRCULATION DU SANG.

Chez les malades, par exemple, c'est dans les cas d anémie que J après Riegel* on les voit se produire au plus haut degré. C'est du reste, dans les cas de faible tension artérielle que toutes le* autres influences extérieures, les attitudes par exemple, pro! du.sent le plus de changements dans les tracés du pouls.

I 315 -Si l'on veut suivre plus facilement qu'avec le sphygmographeles rapports de la respiration avec la circulation artérielle U faut opérer sur un animal, et inscrire à la fois les variations manométriques delà pression dans les artères et les mouvements respiratoires. M. Gauthier* a fait, dans mon laboratoire, des expé-

riences très concluantes qui montrent bien les effets inverses des respirations thoracique et abdominale.

On applique un manomètre inscripteur à la fémorale d'un lapin, et en même temps on inscrit avec un pneumographe s les phases des mouvements respiratoires.

L'animal étant couché sur le ventre, on recueille le tracé manomélrique A (fig. 233); les lettres e et i indiquent, dans cette figure, les débuts de l'inspiration et de l'expiration. On voit que cet animal présente des changements de la pression artérielle rythmés comme Ludwig l'avait indiqué d'après ses premières recherches.

On retourne l'animal et on le couche sur le dos. Aussitôt une forte respiration abdominale se produit et l'on obtient le tracé B (fig. 233), dans lequel la pression varie en sens inverse du type

1. Franz Riegel, Ueberdie Bedeutung der Pulsuntersuchungen, Klin VortrSge 144 et 145 (Innere Med 49).

2. Ch. Gauthier, Influences mécaniques de la respiration sur la circulation artérielle, thèse, Paris, 1876, p. 32.

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