CHAPITRE XXIX
résultat. Nous aurons à décrire quelques-unes de ces expériences
à propos de la circulation cérébrale. . . JL . l^-M
Ces resserrements vasculaires réflexes doivent amener des changements dans la pression du sang; un manomètre appliqué à une artère annoncera donc une élévation de pression si les vaso-con- ( ^^^^ ,gîu^~ strideurs se contractent à la suite d'une impression sensitive. C'est ce qui arrive en effet; mais comme dans la plupart des cas py ^A une excitation sensitive donne lieu en même temps à un ralentis- u~*, /^w
sement réflexe du cœur, cette dernière influence qui tend à faire baisser la tension masquera en partie celle de la constriction des vaisseaux; elle pourra même prédominer, de sorte que malgré — \' l'existence d'une constriction des vaisseaux la pression du sang je u baissera. d^yCC . ç fcu
On voit déjà que le problème se complique par la coexistence de H <*kv>~~-<
Fig. 247. Élévation de la pression chez un chat atropinisé, sous l'influence d'un resserrement vasculaire produit par l'excitation du bout central d'un récurrent.
deux actions de sens inverses. On peut toutefois, en général, séparer ces actions l'une de l'autre, en supprimant les réflexes cardiaques, soit par la section des deux pneumogastriques, soit par l'emploi de l'atropine.
Sur un chat atropinisé, on excite le bout supérieur du récurrent; un réflexe vasculaire constricteur se produit et élève la pression artérielle. La figure 247 montre l'élévation de la pression manométrique dans l'artère fémorale.
Si l'excitation employée est plus forte, le resserrement des vaisseaux est également plus fort. La figure 248 montre que la pression fémorale s'élève à 17 c. au moins. Au moment où la pression atteint son maximum dans l'artère, on remarque aussi un ralentissement des pulsations du cœur. Cet effet ne semble pas produit par une action des nerfs extrinsèques sur le cœur, car les deux pneumogastriques avaient été coupés. Ce ralentissement
semble dû à l'accroissement de la pression du sang, comme nous en avons vu des exemples au chapitre xxi.
Fig. 2US. Réllexe vaso-constricteur intense produit par une excitation très forte du bout central d'un pneumogastrique, l'autre pneumogastrique étant coupé.
Réflexes vasculaires qui suivent l'excitation «lu bout central du pneumogastrique.
i^iaaXv*-' g 324^ Quan(J on excjte ie bout central du pneumogastrique, le lapin ou sur le chien, après s'être mis à l'abri des réflexes kH-j c- cardiaques, on observe également un resserrement des vaisyfc seaux. François-Franck a mesuré le temps qui s'écoule entre le L^vvJl^v moment de l'excitation et celui de l'élévation de pression dans les artères; il a trouvé 6 ci 7 dixièmes de seconde entre l'excitation et son effet réflexe vasculaire1.
1. Ce retard du réflexe vaso-constricteur varie, du reste, dans plusieurs conditions. La durée la. moins considérable étant, sur un animal donné, de six à sept dixième? de seconde (exploration manométrique dans le bout périphérique d'une artère), si on refroidit l'animal, cette durée augmente notablement. Il en est de même, quand on administre un anesthésique, et notamment le chloroforme, qui, à un moment donne, supprime complètement le réflexe vaso-moteur. On peut ainsi assister à l'atténuation graduelle du resserrement réflexe, en même temps qu'à l'augmentation croissante du