‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 257 sur 431 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

Ce n'est pas toujours un resserrement vasculaire qui s'observe après l'excitation du bout central du pneumogastrique; chez le chat, c'est au contraire un relâchement des vaisseaux qu'on obtient et une chute de la pression. La figure 249 montre la chute fu^*->f K de pression qui suit celte excitation pratiquée sur un chat dont

Fig. 249. Réllexe vaso-dilatateur obtenu sur le chat par l'excitation du bout central d'un des pneumogastriques coupés ( ligne supérieure ), et par l'excitation du bout central du dépresseur (ligne inférieure).

' ïifi dall-

es deux pneumogastriques étaient coupés. Sous l'influence de oÀ-

'excitation du bout central du pneumogastrique, on observe éga-

ement l'arrêt de la respiration.

§ 325. — Nerf dépresseur de Ludwig et Cyon. — Sur le lapin, il existe, à la région du cou, un petit nerf dont les terminaisons se nêlent aux plexus sous-endocardiaques ; ce petit filet remonte le :ong de la carotide, au voisinage du pneumogastrique; il a à peu jrès le volume du cordon cervical du grand sympathique. Arrivé m peu au-dessus du nerf laryngé supérieur, il se bifurque et enoic une branche au laryngé, tandis que l'autre va se jeter dans e nerf pneumogastrique; c'est le nerf dépresseur.

Lorsqu'on coupe ce filet nerveux, on constate que l'excitation de ;on bout inférieur ou cardiaque est sans effet sur les mouvements lu cœur; mais si l'on en excite le bout supérieur, l'animal donne

etard qu'il présente sur l'excitation. C'est encore un cas comparable à celui des musles dont le Icmpu perdu varie en raison inverse de l'intensité de la contraction. § 16. ~S

ÇvJ Uèl

478 LA GIaGULATI0N DU SANG.

jb I • " J f des signes de douleur, et la pression du sang dans les artères s'a-

baisse de 4 à 5 centimètres et môme davantage (fig. 249, Hgne inférieure). Ce phénomène a surtout frappé les physiologistes qui l'ont découvert; aussi ont-ils donné à ce filet nerveux le nom de dépresseur. Cette chute de pression ne s'accompagne pas d'arrêt respiratoire comme lorsqu'on excite le bout central du pneumogastrique.

Mais, d'après Ludwig et Cyon, en même temps que la pressior du sang s'abaisse, les mouvements du cœur se ralentissent. Ce fait semblerait donc indiquer la production d'un réflexe cardiaque modérateur, et rendrait suspecte l'existence du relâchement vasculàire. Pour éliminer toute influence cardiaque primitive, Ludwig ~.) <Ï^Au\et Cyon 0nt cnerché à détruire par 4a galvano-caustique tous les <>t^,ailïï.erfs qui se rendent au cœur; ils ont vu alors persister le ralentissement du cœur et l'abaissement de la pression. Ces auteurs se sont crus autorisés à conclure que l'abaissement de la pression 4 à f du sang entraîne le ralentissement du rythme cardiaque1. Quant au mécanisme de la dépression, il serait le suivant : une action réflexe s'exerce par les nerfs vaso-moteurs splanchniques, et produit le relâchement des vaisseaux de l'intestin ; en conséquence, une large voie est ouverte au passage du sang des artères dans les veines et la pression s'abaisse.

\x> L£ Quelle est donc l'action vaso-motrice de ces nerfs splanchniques?

Asp2, qui l'a étudiée, dit que la section des nerfs splanchniques fait relâcher les vaisseaux de l'intestin et abaisse la tension arté- ^J-, yL rielle; en même temps se produirait une accélération des mouve-

^. bA^As '■ ments du cœur. En excitant le bout périphérique de ces nerfs,

on obtient un resserrement des vaisseaux. Ce ne serait donc pas l'activité des nerfs vaso-moteurs splanch- J\ Ji^i niques, mais la suspension réflexe de leur activité qui s'obtiendrait | par l'excitation du nerf dépresseur. A moins qu'on n'admette,

dans les nerfs splanchniques, deux ordres de vaso-moteurs, les uns dilatateurs, les autres constricteurs , et qu'on ne suppose \ .que le réflexe provoqué porte principalement sur les nerfs dilatateurs.

1 . Nolis avons exposé dans le chapitre xxi lés raisons qui nous semblent démontrer qUe l'abaissement de la pression artérielle produit, au contraire, l'accélération du rythme du cœur.

2. Asp, Beobachlungen ûber Gefàssnerven. (Arbeiten aus der phys. Anstall su Leipzig, 1867.)

Page 1