CHAPITRE XXIX
prononcée que celle de l'atropine, mais elle est toute différente, comme on va le voir par les tracé suivants :
Le pouls du sujet mis en expérience présentait normalement le type représenté figure 252, ligne 1. Après une inhalation faite de A en B, le pouls a pris la fréquence et la forme représentées dans les sphygmogrammes 2, 3, 4, 5 recueillis à un intervalle de 30 secondes les uns des autres. On y voit les caractères de la faible
Fig. 253. Ligne 1, pulsation du cœur à l'état normal; ligne 2, pulsation après l'inhalation de n i tri te d'amyle : le sommet est bifurqué.
tension: fréquence et dicrotisme; puis, l'effet du poison s'atténue et le pouls tend, peu à peu, à revenir à son type normal.
Pendant ce temps la pulsation du cœur a changé de caractère, le cardiogramme 253 est recueilli après l'inhalation de nitrite ,' d'amyle; on y voit la bifurcation du sommet de la pulsation du cœur, phénomène qui a été expliqué g 159 et attribué au retentissement d'ondes aortiques produites par la faible tension artérielle.
vaisseaux.
- Influence de l'ammoniaque sur la contraction des Q
— Mosso a signalé une substance qui agit sur la
Fig. 234. Effets des inhalations d'ammoniaque. Ligne t, pouls normal de la main; ligne 2, pouls après l'inhalation.
contractilité vasculaire : c'est l'ammoniaque introduite par inhalation pulmonaire. L'expérience a été faite en inscrivant les variations de volume de l'avant-bras au moyen d'un appareil analogue
à celui qui a été décrit g 127; le pouls normal de la main et de l'avant-bras avait Le type représenté figure 154, ligne 1. Or, l'emploi de l'appareil à déplacement permet de constater 0 que, sous l'influence de l'inhalation d'ammoniaque, l'avantbras avait diminué de 16 centimètres cubes. Mosso se croit donc autorisé à conclure que les vaisseaux se sont resserrés sous l'influence de l'ammoniaque. Sans repousser cette conclusion, ■ ; tvw-X'w— ^ faut Se souvcnir cependant que la diminution de volume d'un organe peut tenir, soit à un resserrement de ses vaisseaux, soit à un abaissement de la pression dû à un affaiblissement du cœur. Tous les doutes seraient levés si des expériences de ce genre étaient faites sur de grands animaux en inscrivant concurremment la vitesse et la pression du sang dans les artères.
Effets de certains poisons sur le cœur.
§ 340.,— Malgré la multiplicité des effets que peut produire chaque poison, il est certains d'entre eux qui ont une action pré- ^ 1 dominante sur le cœur, et que l'on a souvent désignés sous le nom de poisons du cœur. Souvent, en détachant le cœur d'un animal et en l'humectant avec une solution toxique, on observe un trouble de son rythme,un ralentissement ou une accélération, et enfin un arrêt complet de ses battements. Il y adonc eu mani- U festement une action directe du poison sur le cœur, sans interjT^yvvW ^(,yention du système nerveux central.
J y ' Sur un animal intact les mêmes poisons produisent les mêmes j
troubles de la fonction cardiaque, et, de plus, on constate quel certains d'entre eux arrêtent le cœur en diastole et certains autres en systole. Cette différence d'action est extrêmement caractérisée; Ï2c^( v>^v~v^V ^es P°isons diastoliques laissent le cœur rouge et gorgé de sang, les poisons sysloliques lui donnent l'apparence d'un petit cône it^a^-. pâle et complètement exsangue formé par le ventricule resserré,
tandis que les oreillettes conservent un assez grand volume. Parmi les poisons diastoliques se rangent l'aconitine, la muscavv^. rine (alcaloïde de l'agaricus muscarius), la pilocarpine (alcaloïde |v^vm^ eyu*~^~ du jaborandi), la quinine, l'acide cyanhydrique, l'azotate, de (L^^LSi) . potasse, etc.
(A>yit-t-^ f« Parmi les poisons systoliqites on cite : l'atropine, la digitaline,
l'inée, la calabarine, l'anliar, la saponine, etc.