‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 274 sur 431 · Voir la Méthode graphique, p · texte numérisé non relu

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troduire dans les cavités naturelles des petits animaux ou dans l'épaisseur de leurs tissus, sans nécessiter de trop grandes mutilations.

Plusieurs thermographes peuvent être montés sur un même support, et écrire à la fois sur un même cylindre, comme nous le faisons avec les tambours à levier. Avec trois thermographes j'ai obtenu dans les conditions de l'expérience §348 une courbe à peu près identique à celle qui a été représentée figure 255. Seule-

Fig. 256. Disposition du nouveau thermographe.

ment cette courbe avait une longueur trop grande pour être contenue dans les dimensions d'une page.

En opérant sur de grands animaux, on aurait beaucoup de facilité pour inscrire les variations de la température en plusieurs points; on pourrait, en effet, employer des thermographes de grandes dimensions, ce qui donnerait une sensibilité encore plus grande dans l'estimation des changements de température.

La circulation est un obstacle a la propagation de la chaleur et du froid à travers les tissus vivants.

§ 351. — Depuis l'introduction du thermomètre en clinique, certains médecins ont cru pouvoir reconnaître l'inflammation de certains organes profonds d'après l'élévation de la température

de la peau au niveau de ces organes. Des inflammations du cerveau, des cavernes pulmonaires, des gastrites se seraient traduites par l'élévation du thermomètre appliqué sur la peau, en l'ace de l'organe malade.

Les notions physiologiques actuelles ne permettent pas d'admettre la possibilité de pareils diagnostics, car l'élévation du thermomètre qui traduirait au dehors ces inflammations profondes serait tout à fait imperceptible, et rentrerait dans les limites des causes d'erreur inhérentes à l'emploi du thermomètre.

En effet, il est démontré que, dans les organes profonds, l'inflammation ne s'accompagne pas d'élévation notable de la température. Admettons même que ces régions profondes soient normalement d'un degré au-dessous de la température du sang et lIcwT^^A ^ue l'mflammati°n les échauffe de ce degré ; cet excès de chaleur ne se transmettra pas librement à travers les tissus vasculaires qui recouvrent la région enflammée, car la circulation entraînera avec le sang la plus grande partie de la chaleur qui aurait pénétré à travers les tissus. On peut s'en assurer au moyen de l'expérience suivante.

%] v Ikaa^a 0^ Expérience. — On traverse les tissus d'un animal au moyen d'un U^H^ tube de plomb, et dans ce tube on fait passer un courant d'eau jj ^ \ dont la température est de deux ou trois degrés au-dessous t*vM^- ou au-dessus de celle du sang. Un thermomètre placé sur la cUaaa^ copeau, au niveau de la région traversée par le tube, n'accusera pas y^vJkle variation sensible de la température, bien qu'une mince épaisseur de tissus vasculaires le sépare des parties échauffées ou re- ! -p Y froidies. Ce n'est qu'avec des écarts très grands de la température

~w</w^'v— ^ de ,èau par raPPort a celle du san& (Iue lon arrive a faire varier

<?\U/^ (fvv- ^ l'état thermométrique de la peau'. , vJjV!,d' ~l Nous ne pouvons insister plus longuement sur ce. rôle qu'a la circulation, d'empêcher les changements de la température profonde de se traduire au dehors. Nous devons ajouter que la même influence s'oppose à ce que la chaleur et le froid extérieurs pénètrent profondément dans les tissus.

Parfois cependant, l'application locale de la chaleur ou du froid paraît propager ses effets à de grandes distances. Ce qui peut produire une illusion à cet égard, c'est que souvent des troubles

1, François-Franck, Soc. de Biologie, mai 1880.

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vaso-moteurs surviennent dans les téguments au voisinage de la

région sur laquelle on agit. Ainsi ce n'est pas la propagation de

la chaleur profonde qu'on observe au niveau d'une région enflam- / ^

jjaée, c'est la chaleur apportée dans la peau elle-même par une c'

circulation plus rapide. C'est ainsi que l'on constate un échauffe-

ment de la face, du côté où il y a un phlegmon dentaire,, et par- ^Ifc

fois du côté où il existe une pneumonie. à a-*-/-^

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