‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 280 sur 431 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

plus de chaleur de la caisse pour la jeter à l'extérieur, et la température, s'abaissant dans les centres, s'élèvera à la périphérie, «j ' .^ '. •

Ainsi, une variation de sens inverse des températures centrale et JJV périphérique exprime un trouble vaso-moteur.

Ces indications sont très importantes au point de vue médical; en effet, depuis l'introduction du thermomètre en clinique, on discute pour savoir quel est le meilleur endroit pour appliquer cet instrument. La plupart des médecins préfèrent rechercher la température centrale, parce qu'elle est moins variable, tandis que d'autres conseillent de mesurer la température superficielle, précisément à cause de sa variabilité.

La vérité est que, si l'on se borne à explorer la température en une seule région du corps, aucun choix n'est bon, à cause de l'incertitude qui existe toujours sur les causes de la variation qu'on observe. Il faut explorer la température en deux endroits différents, dont l'un représente, autant que possible, la température centrale; l'autre, la température superficielle du corps.

Pour l'estimation de la température centrale, on peut introduire \ T le thermomètre dans la bouche et le faire tenir sous la langue, la / . it^rrespiration se faisant par le nez. Le rectum, l'urèthre, donnent des températures qui correspondent assez bien à celle du sang dans les w régions profondes. On peut encore plonger le thermomètre dans l'urine au moment de l'émission, comme l'ont fait Forel et Mosso dans leurs expériences. Mais l'aisselle est un mauvais endroit pour l'exploration de la température; nous en donnerons plus loin la raison.

Quant au lieu où l'on prendra la température des parties super- i ficielles, la main paraît être le meilleur, puisqu'elle subit, à un T". haut degré, les influences de la température ambiante.

Il n'est pas nécessaire de rappeler les précautions à prendre dans l'exploration des températures; tous les médecins les connaissent. L'essentiel est de laisser assez longtemps en place le thermomètre qui doit marquer la température centrale, pour être sûr qu'il a atteint son équilibre et donne la vraie valeur de cette température, car c'est la plus importante à mesurer exactement.

Admettons le chiffre de 37°,5 pour la température rectale chez $7]'* ^ °\*t{ l'homme en santé; tout écart, en plus ou en moins, que présentera 'V i la température centrale en cette région, ne prendra sa véritable signification que si l'on observe, en même temps, la température de la main soumise aux causes extérieures de refroidissement. Ainsi,

une élévation de la température rectale à 39°, 40°, 41», si elle coïncide avec un échauffement de la main, signifiera qu'il y a augmentation de la production de chaleur; si elle coïncide avec un refroidissement de la main, exprimera qu'un resserrement vasculairc, ou quelque obstacle à la circulation du sang, empêche la Z~V* Pâleur d'aller se perdre à la surface du corps. Un abaissement de la température rectale au-dessous de 37% s'il s'accompagne de chaleur de la main, exprimera un trouble des vaso-moteurs et une perte de chaleur par les surfaces; mais s'il coïncide avec un refroidissement delà main, il exprimera une diminution dans la production de chaleur. Nous reviendrons sur ce sujet à propos de la lompéralure dans les maladies.

jr^Vv-^ t1 -; - ......

Page 1