‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 281 sur 431 · ORGANES · texte numérisé non relu

ORGANES

Circulation du cœur. — Circulation des muscles. — Circulation dans les glandes.

Vitesse de la circulation veineuse du l'oie.

Bien que la circulation s'accomplisse partout sous l'influence de l'impulsion du cœur plus ou moins atténuée par la résistance des petits vaisseaux, il existe toutefois pour les divers organes des différences dans la manière dont s'effectue le mouvement du sang. Ces différences sont en relation intime avec l'état de repos ou d'action des organes, et révèlent une admirable harmonie entre les fonctions des êtres vivants.

Tout organe au repos présente une circulation plus lente que pendant son activité. Partout, en effet, le sang est nécessaire à *"'..' l'accomplissement des fonctions : le cerveau, lorsqu'il pense avec intensité, la glande, lorsqu'elle sécrète, le muscle, lorsqu'il fait du travail, ont besoin d'une circulation plus rapide que pendant leur repos. En effet, ces fonctions ne s'accomplissent qu'en empruntant au sang des matériaux qui s'épuiseraient bien vite s'il ne s'en faisait un renouvellement continuel par une rapide circulation. ^ : Aussi voit- on partout une relation intime entre l'activité , fonctionnelle et la rapidité du cours du sang. Le rein, dont la sécrétion est continue, a continuellement une circulation rapide et verse par ses veines un sang rutilant qui n'a pas eu le temps de prendre les caractères veineux, tandis que les glandes salivaires ou les glandes gastriques ont une circulation lente pendant leur repos, et rapide pendant leur sécrétion. Dans certains organes, ^ comme le poumon et le foie, dont le rôle est de modifier l'état du ± ^ sang veineux, il y a deux espèces de circulations : l'une que l'on doit considérer comme propre à l'organe lui-même et destinée à

sa nutrition, l'autre, hors de proportion par son abondance avec les besoins de l'organe, est destinée à modifier le sang qui le traverse. Ai nsi, le poumon est nourri par les vaisseaux bronchiques tandis que le sang veineux de l'artère pulmonaire traverse des voies spéciales où il subit, au contact de l'air, la transformation connue sous le nom d'hématose. De même, le foie, nourri par les A*/*^"vaisseaux émanés de l'artère hépatique, modifie le sang de la veine porte auquel il emprunte en grande partie les matériaux de

la sécrétion biliaire.

La peau présente également deux sortes de circulations répondant à des besoins différents. Indépendamment des vaisseaux qui président à sa circulation propre, la peau en renferme d'autres qui permettent un passage rapide du sang des artères aux veines: . x-îw-a ce sont les anastomoses de Sucquet (§ 231), qui forment de riches réseaux au voisinage des articulations et qui, lorsqu'elles se relâchent, deviennent le siège d'une circulation superficielle très rapide par laquelle s'échappe, en grande partie, la chaleur du sang Sl e^e se trouve en excès.

: y ^e cerveau, plongé dans un liquide incompressible, et renfermé

^w^->*^ avec lui dans une cavité osseuse, a une circulation assez diffé- <\*«.-Jv-m rente de celle des organes dont l'expansion est libre. Si l'on fait

/ v * — une ouverture aux parois du crâne, on reproduit les conditions

y^^~L-^*y^. des expériences précédemment décrites où un organe, contenu *faA>£jJ^^ Aans un appareil rempli d'eau, traduit ses changements de volume ^ 10 ^ I par des déplacements de ce liquide. En effet, dans les cas où il

T existe une ouverture au crâne ou au rachis, les mouvements

^L^vV' du liquide céphalo-rachidien expriment les changements de vo-

o^—r *j !(.,<.-• lume du cerveau qui sont liés à la dilatation ou au resserrement ^*~^C*!<J^> de ses vaisseaux.

Il faudrait des développements très étendus pour décrire les particularités de la circulation des différents organes, même en ne considérant que l'état adulte, et en laissant de côté les formes successives par lesquelles passe la circulation chez le fœtus. Ces phases si curieuses sont indiquées dans les traités classiques; nous y renverrons le lecteur et nous nous bornerons à étudier, <;hez l'adulte, quelques-uns des types les plus importants, tels que la circulation du cœur, celle des muscles, du cerveau, de l'œil «t des glandes.

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