‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 282 sur 431 · CHAPITRE XXXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXII

De la circulation dans le cœur.

g 363. — Chez l'homme et chez les vertébrés supérieurs, le cœur possède des vaisseaux, de sorte qu'indépendamment du sang qui le traverse, et qui reçoit de lui son mouvement pour les besoins de la grande et de la petite circulation, cet organe possède une ciriculation propre. Mais celle-ci offre d'intéressantes particularités: ^ . .«elle est intermittente, ou du moins subit des alternatives d'accé- i# <^^yr~ t lérations et de ralentissements rythmées comme les mouvements y*"*-* j du cœur lui-même.

Une erreur longtemps accréditée, puisqu'elle était déjà discutée •par Haller et par Sénac, consistait à admettre que les valvules jsigmoïdes de l'aorte, soulevées violemment par le passage de >^ - • d'ondée sanguine, ferment l'ouverture des artères coronaires pendant la systole des ventricules, de sorte que le cœur ne recevrait Me sang que pendant l'abaissement de ces valvules, c'est-à-dire j Ipendant la diastole ventriculaire. Brucke a soutenu récemmenl i cette opinion et s'est trouvé, à cet égard, en lutte avec Hyrtl qui prétendait, au contraire, que l'orifice des artères coronaires est t ibre pendant la systole du ventricule.

Un argument décisif en faveur de cette dernière opinion est çj^^^, ourni par l'expérience de Chauveau que nous avons citée plus < maut (§ 213), et dans laquelle ce savant a réussi à inscrire la vitesse a i lu sang dans l'artère coronaire, en même temps que les pulsations le cette artère. On voit, sur les tracés, qu'une impulsion rapide pst imprimée au sang des coronaires au moment où le ventricule Intre en systole; et de plus, que la compression exercée par les 1 narois musculaires des ventricules sur les branches artérielles qui 01 es traversent obstrue ces vaisseaux, et arrête presque complètement le cours du sang, pendant la dernière partie de la phase j lystolique. t*fT È £ % £

La circulation du cœur est donc intermittente, non pas à cause le la discontinuité de l'afflux du sang, mais à cause de la 'ariabilité des résistances que le sang éprouve à traverser les :>arois ventriculaires, suivant qu'elles sont en systole ou en Kastole. Les artères du cœur, tantôt oblitérées à leurs branches erminales, tantôt redevenues subitement perméables, éprouvent les changements intermittents de diamètre que Brown-Séquard

a pris pour des mouvements rythmiques de ces vaisseaux1; mais si ces variations de calibre des vaisseaux du cœur étaient dues a des contractions rythmiques de leurs parois, il n'y aurait aucune raison pour que le rythme de ces resserrements vasculaires coïncidât avec celui du cœur.

De la circulation dani* les muscles.

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t- rv.

§ 364. — La disposition anatomique des capillaires dans les faisceaux musculaires striés fait prévoir que certains de ces vaisseaux, logés dans l'interstice des fibres contractiles, doivent être comprimés quand ces fibres se gonflent en se raccourcissant; mais, d'autre part, l'existence d'anastomoses transversales semble assurer au passage du sang des voies toujours perméables. Il est , donc difficile de prévoir, d'après la disposition anatomique des* vaisseaux, comment la circulation du muscle sera modifiée suivant l'activité ou le repos de cet organe ; aussi, les physiologistes ont-ils fait beaucoup d'expériences pour résoudre cette question.

Le fait bien connu que, dans l'opération de la saignée, on augmente l'écoulement du sang en faisant exécuter au patient des mouvements avec les doigts, montre péremptoirement que le mouvement augmente la vitesse de la circulation dans les muscles. Ce résultat n'est pas en contradiction avec ce que Chauveau a signalé, d'un ralentissement dans la circulation des artères coronaires pendant la systole des ventricules; en effet, après ce ralentissement systolique, on observe une accélération diastolique très marquée, et il est probable que ce second effet prédomine.

Quand un muscle se contracte d'une manière intermittente, les compressions et relâchements alternatifs de ses vaisseaux eff

- travent et accélèrent, tour à tour, le cours du sang; cepen-

- ^ dant , l'influence accélératrice l'emporte , puisque les veines versent plus de sang pendant l'action que pendant le repos du

muscle. Mais quand on contracte un muscle d'une manière permanente ou tétanique, on y ralentit considérablement le cours du sang. 11 est probable que la compression permanente à la-i

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