‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 286 sur 431 · CARACTÈRES PARTICULIERS DE LA CIRCULATION DANS CERTAINS · texte numérisé non relu

CARACTÈRES PARTICULIERS DE LA CIRCULATION DANS CERTAINS

ORGANES {suite).

De la circulation cérébrale. — Des pulsations que présente la surface du cerveau ou des méninges dans le cas de perte de substance de la boite osseuse. — Influence du liquide céphalo-rachidien sur la circulation cérébrale. — Des phénomènes vaso-moteurs qui se produisent dans le cerveau. — De la circulation rétinienne.

De la circulation cérébrale. t***v

§ 371. — La circulation cérébrale se traduit au dehors par des phénomènes qui ont depuis longtemps attiré l'attention des observateurs : les battements des fontanelles chez les enfants, et U-JLles pulsations du cerveau quand il existe au crâne une perte de substance. Mais l'interprétation de ces battements a donné lieu à des théories nombreuses et à de longues discussions qui n'ont plus qu'un intérêt historique, maintenant qu'il est bien établi que les pulsations du cerveau sont le résultat des changements de volume de cet organe, sous la double influence des pulsations du cœur et des mouvements respiratoires1.

Entourés du liquide céphalo-rachidien, et enveloppés dans la cavité osseuse du crâne et du rachis, le cerveau et la moelle épi-

nière sont dans la même condition que la main introduite dans l'appareil à déplacement de liquide (§ 127). Si une ouverture est faite, soit au crâne, soit au canal rachidien, on pourra inscrire ^

l. Pour l'historique de ces questions, nous renverrons le lecteur à un important tra va.l de Salathé (C. r. Lab., II) et à un mémoire de François-Franck, Recherches critiques et expérimentales sur les mouvements alternatifs d'expansion et de ressér remenl du cerveau dans leurs rapports avec la circulation et la respiration IJoum de l'anal, et de la physiol., mai 18)7.

Celte question a été reprise depuis lors par plusieurs physiologistes, et l'ensemble des travaux publiés jusqu'à 1880 a été résumé dans un article critique de M. Vaillard dans la Revue mensuelle de médecine et de chirurgie, août 1880.

les mouvements de ce liquide par les procédés précédemment indiqués pour constater les changements de volume des organes sous l'influence de la circulation et de la respiration. Sur les fontanelles des enfants, sur les fongus de la dure-mère, ou sur les cicatrices qui suivent les pertes de substance du crâne, il suffit d'appliquer un explorateur de la pulsation du cœur (§ 99), pour obtenir des tracés fidèles des changements de volume du cerveau. Nous n'aurons qu'à emprunter à différents auteurs les tracés recueillis dans leurs expériences, pour montrer la parfaite identité des changements de volume du cerveau avec ceux des autres organes, sous l'influence de la circulation du sang.

ttv-v.

§ 372. — Les changements de volume du cerveau correspondent parfaitement aux changements de la pression du sang dans les artères. La preuve en est donnée par l'expérience suivante que nous empruntons à Salathé1. Sur un chien trépané, on a recueilli simultanément figure A le tracé de la pression du sang dans

Fig. 261. Inscription simultanée de la pression carotïdïenhe lJ.C, des mouvements du cerveau T.C, de la respiration R. - Celte figure montre que les changements de volume du cerveau sont lies aux variations cardiaques et respiratoires de la pression du sang.

la carotide P.C, celui des mouvements du liquide céphalo-rachidien T.C, et enfin celui de la respiration R inscrit au moyen d'un pneumographe. Des repères montrent l'exacte superposition des trois courbes, et permettent de constater l'identité parfaite des variations de volume du cerveau avec les variations de la tension artérielle.

1. Salathé, Recherches sur le mécanisme de la circulation dans la cavité céphalorachidienne. (Trav. Lab., t. II, p. 346).

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