‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 289 sur 431 · CHAPITRE XXXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIII

de sang veineux, lorsqu'on voit des pulsations isochrones au pouls se produire dans un manomètre adapté aux veines jugulaires.

Reste à savoir si ce déplacement du sang des veines crâniennes est suffisant pour loger tout le sang qui pénètre dans les artères du cerveau, ou si une partie du liquide céphalo-rachidien passe du crâne dans le canal vertébral, pour permettre l'expansion complète des artères du cerveau. La solution de celte question appelle de nouvelles expériences. Toutefois les recherches de Alosso1 à cet égard sembleraient faire admettre que* la circulation n'exige pas un passage du liquide intra-crânien dans le canal vertébral. Le synchronisme des mouvements du liquide céphalorachidien, au crâne et au canal vertébral, qu'on observe dans le cas d'une double trépanation, s'expliquerait par une turgescence simultanée des artères crâniennes et spinales, sous l'influence des systoles du cœur et des mouvements respiratoires.

Des pulsations qne présente la surface du cerveau ou des méninges dans les cas de perte de substance de la boite osseuse.

§ 377. — Nous n'avons considéré, jusqu'ici, que les mouvements p du liquide céphalo-rachidien produits, sur un animal trépané, par les changements de volume des artères du cerveau. Mais, dans les lésions du crâne, c'est bien souvent le cerveau lui-même, ou les' méninges, qui font hernie par l'ouverture osseuse, et présentent des pulsations isochrones au pouls. Ces pulsations n'expriment pas la turgescence propre de la région du cerveau qui fait saillie au niveau de la perforation ; elles sont la résultante de l'expansion totale des vaisseaux cérébraux dont l'effet se concentre au niveau de l'ouverture du crâne. La substance du cerveau, molle et semifluide, obéit, à la manière d'un liquide, aux changements de pression qui se produisent à l'intérieur de la boîte crânienne. On attribuait autrefois ces déplacements de la portion herniée du cerveau à un soulèvement de la totalité de cet organe sous l'influence des pulsations artérielles de l'hexagone cérébral.

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