‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 311 sur 431 · Compendium de médecine · texte numérisé non relu

Compendium de médecine

Do la pâleur des téguments dans l'algldité.

\ 407. — Celle pâleur est une conséquence de la moindre quantité de sang contenue dans les vaisseaux; elle correspond à la pâleur des tissus dont on galvanise le grand sympathique. Ajoutons que, dans la plupart des cas, elle s'accompagne d'une légère teinte bleuâtre des tissus. Le ralentissement du cours du sang ^ ^ 1 dans les veines, par suite du resserrement des capillaires artériels,

paraît être la cause de celte coloration ; en effet, le sang qui passe lentement des arlères dans les veines doit prendre à un haut degré le caractère et la couleur du sang veineux. Il se produit ici l'inverse de ce qui arrive dans la fièvre : on sait que dans celle-ci le sang conserve, jusque dans les veines, sa teinte rutilante.

De l'amaigrissement subit qui se produit sous l'influence

de l'algidité.

§ 408. — Il est inutile d'insister longuement sur ce phénomène dont la cause est évidente. Puisque les vaisseaux relâchés outre mesure produisent, dans la fièvre, la turgescence des tissus, le spasme vasculaire devait nécessairement produire l'effet inverse. C'est alors que le globe oculaire s'enfonce dans l'orbite, parce qu'il n'est plus soutenu par la turgescence du lacis de vaisseaux qui occupe le fond de la cavitéorbitaire; alors aussi, la peau des mains, des pieds et de la face devient trop large pour les parties qu'elle contient ; on y peut former des plis qui ne s'effacent que lentement : c'est ce qu'on a appelé perte d'élasticité de la peau.

Nous allons faire l'examen des phénomènes qui se passent du côté des artères et du cœur.

Diminution do la force et de la fréquence du pouls dans

l'algidité.

§ 409. — Une tension artérielle plus forte que de coutume est la conséquence .nécessaire du spasme des vaisseaux. Or, cette

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