CHAPITRE XXXVI
A partir du sixième jour, les deux courbes s'abaissent et éprouvent une chute parallèle; enfin, quand la mort arrive, la température rectale est tombée au-dessous de 33°. Sans expliquer la nature de l'état adynamique signalé dans cette dernière période,
Fig. 288. Courbes des températures dans le choléra à forme adynamique >.
on peut toutefois affirmer que cet état se caractérisait par une diminution de la production de chaleur.
§^21. — Courbes de la température dans la fièvre intermittente franche. — Dans la figure 289, les températures de la bouche et du rectum suivent des oscillations parallèles. La fièvre ayant le type tierce s'accuse tous les deux jours par une grande augmen-
1. Dans celte figure et dans celle qui précède, les courbes de températures ont élé recueillies par un procédé particulier. Au lieu de joindre simplement par des lignes droites les points d'observation successifs, on a tracé la courbe probable de la température, en tenant compte des variations horaires qui s'observent sur les malades (Voir Méth. graph., p. kk.)
Lion de chaleur à la bouche et au rectum (40° à 41°) tandis que, dans les jours intercalaires, les deux températures tombent audessous de la normale, à 36°.
Ces courbes n'ont pas besoin d'être commentées: leur seule inspection révèle plus clairement la marche de la température que ne pourrait faire le langage.
Nous ne quitterons pas ce sujet sans montrer encore la marche des températures dans une autre forme de la fièvre intermittente, dans la forme algide.
Fig. 289. Courbes dus températures dans la fièvre intermittente franche.
§ 422. — Tableau de la distribution des températures dans la fièvre algide (type tierce). - Les trois premiers accès ont montré une divergence des courbes (fig. 290) rappelant ce qui s'observe
Or, l'observation du malade
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dans la période algide du choléra, relate expressément qu'il y avait alors un état d'algidilé: le visage était cyanosé et les extrémités froides1. Dans l'intervalle des accès algides, les courbes convergeaient. On a noté dans l'observation de ce malade que, pendant le réchauffement de la surface du corps, la fréquence du pouls diminuait beaucoup. L'algidité, au contraire,