CHAPITRE XXXVI
Ce malade repousse les boissons chaudes par lesquelles on prétend le réchauffer et se montre avide de breuvages glacés.
Dans l'alimentation insuffisante, au contraire, le malade a également la peau froide, mais il a en même temps conscience d'un refroidissement intérieur ; il devient frileuxet recherche les moyens de se garantir contre les pertes de chaleur. Ces moyens, en effet, d'après les expériences laites sur les animaux soumis à l'inanition, semblent prolonger l'existence.
Nous signalons au contrôle des expérimentateurs cette théorie dans laquelle la sensation de froid et de chaud qu'éprouvent les malades correspondrait à la perte ou à l'accroissement de la chaleur centrale. Cette sensation serait en contradiction avec la température superficielle dans les cas où se produirait un changement dans la déperdition de la chaleur; elle concorderait au contraire avec l'état de la température superficielle du corps, dans les cas où il s'agirait d'un changement dans la production de cha-
Des changements de la température au moment de la mort.
3 ^25. — La mort amène un refroidissement graduel d'autant plus rapide que l'air extérieur est plus froid. Mais si l'on suit attentivement les phases des variations de la température posl ' morlem, on observe souvent des ralentissements dans la marche de ce refroidissement, des réchauffements même, qui peuvent tenir à plusieurs causes.
Huppert'1 attribue à la formation delà rigidité cadavérique un '"W dégagement notable de chaleur. A. Valentin 2 a multiplié les expériences sur les changements de la température joost morlem. !4AJ*~~) En observant la température centrale d'animaux tués de différentes Vc^^~ tarons, cet auteur a vu la température s élever toujours un peu au
moment où le cœur s'arrêtait; cela tiendrait à ce que les perles produites par la circulation sont supprimées, tandis que les phénomènes chimiques par lesquels se produit la chaleur animale continuent encore. wL
1. Huppert, Ueber die Ursache der Postmortalem Temporal ursleigerung, [Arch .. . der Heilkunde, 1867, t. VIII, p. 321.) v " - ^