A. Valentin, Thèse inaug., Berne
Certains genres de mort donnent naissance à un réchauffement très marqué. On a signalé ce phénomène principalement sur les cadavrss des cholériques. Doyère 1 a pensé que réchauffement se produit pendant l'agonie, mais Lorain 2 a reconnu un véritable ôchauffement post mortem. La température rectale s'élevait parfois de deux degrés. Cela s'observe aussi dans d'autres genres de mort.
§ 426. — Indications thérapeutiques basées sur la température du corps. — Les expériences de Delaroche et Berger, ainsi que celles de Blagden, ont prouvé que l'homme peut résister à de très hautes températures extérieures : mais c'est à la condition de ne pas s'échauffer lui même au delà de quarante-deux ou quarante-trois degrés. Les travaux de W. Edwards montrent que * c'cst principalement par Pévaporation cutanée et pulmonaire que
Uu. tu^^uJA animaux résistent à la chaleur et que, par conséquent, c'est
cU la chaleur sèche qui est le mieux supportée. Mais, si la tempéra-
ture du corps d'un animal est portée à 45° environ, le cœur s'arrête et perd sa contractilité, comme tous les autres muscles; les nerfs sensitifs et moteurs perdent aussi leurs fonctions. Les cas de t mort que l'on observe sur les soldats en marche par un soleil •M'iC k ardent semblent se produire de cette manière. Il est donc logi-
«,\ <u^ <^jU (ïue d'admettre que certaines maladies où l'on voit la tempé-
cJL^i^.^ î rature s'élever au delà de 44° amènent la mort par l'excès même
?Mu de la température. De là celte indication toute naturelle, d'enle-
ver la chaleur en excès dans les maladies où le thermomètre /kw- T accuse une élévation très grande de la température centrale.
Les boissons froides et les bains froids ont été dès l'antiquité nréconisés dans les affections fébriles; plus tard, lorsque la fièvre Lut réputée un effort salutaire de la nature, cette pratique fut abandonnée, mais elle reprit faveur à une époque plus moderne. /Elle eut en Angleterre une vogue très grande au siècle dernier, sous l'impulsion de J. Currie; elle a été de nos jours remise en honneur par les médecins allemands qu'entraînaient les succès de Brandt de Stettin. Cette thérapeutique a été l'objet d'études approfondies de la part de Liebermeister qui a formulé d'utiles préceptes pour l'application du froid aux malades. Cet auteur