‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 333 sur 431 · CHAPITRE XXXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVIII

conserver davantage la forme de la systole du cœur. La figure 291 va rendre sensible l'analogie qui existe alors entre la pulsation du cœur et celle des artères.

On reconnaît dans le tracé formé par un trait plein deux pul- 7 salions artérielles avec leurs éléments : l'ascension qui présente une saccade, le sommet formé d'un plateau horizontal, et la descente qui,, après une chute brusque, suit une pente oblique sans dicrolisme. /|!/^yr

A la place de cette dernière partie de la descente, si l'on substitue la courbe formée d'une ligne ponctuée, on obtient exactement les tracés de deux systoles du ventricule gauche tels que les

Fig. 292. Série de sphygmogi'ammes recueillis sur des vieillards (hommes). (N" 1, 76 ans, n° 2, 82' ans, — ji" 3, 8'i ans, — n° 4, 8.") ans, — n° à, 87 ans.)

expériences cardiographiques les ont donnés, g 80. Or. on a vu, à propos du pouls de l'aorte, que le tracé de ce pouls ne pouvant encore être modifié par l'élasticité des artères, présente de grandes ressemblances avec celui de la pression întra-ventriculairc. Les *, £

ressemblances ne peuvent exister que pendant la systole des ventricules, c'est-à-dire pendant le moment où le cœur et les h/iJ__

artères sont en communication ; mais, au moment où cesse la * osystole et où les valvules sigmoïdes sont fermées, la pression se comporte différemment dans le cœur et dans les vaisseaux : elle baisse brusquement dans le ventricule où elle tombe à peu près à /(':ro, tandis que, dans les artères, elle ne descend que graduellement par l;eflet de l'écoulement du sang à travers les vaisseaux capillaires. ->V*u)

I 444. — Le pouls sénile présente les caractères que nous avons indiqués en les exagérant un peu dans la figure 291. On retrouve chez les vieillards, jusque dans l'artère radiale, les éléments de la systole vcntriculaire, caractères qui chez les sujets sains n'existent que pour le pouls aorlique recueilli très près du ventricule gauche, et qui disparaissent peu à peu, sous l'inlluencc de l'élasticité artérielle, à mesure qu'on s'éloigne du cœur.

J'ai groupé dans les ligures 292 et 293 des sphygmogrammes recueillis sur des vieillards des deux sexes. Chez ces sujets, les artères présentaient des signes manifestes d'ossification; le cœur ne donnait, à l'auscultation, aucun signe de lésion valvulaire, de sorte quela forme spéciale du pouls doit être exclusivement altri-

Fiy. 293. Série de spliygmogrammes recueillis sur des vieillards (Tenimcs). (N° l, 85 ans,— n" 2, 90 ans, — n° 3, 9'i ans, — n" 4, il tî ans.)

huée à l'altération des vaisseaux, et à l'hypertrophie ventriculaire consécutive. L'examen de ces sphygmogrammes montre que le pouls sénile a les caractères suivants :

]° Ce pouls a une grande amplitude, ce qui s'explique par plusieurs raisons : par l'hypertrophie ventriculaire, par le gros volume des artères, par la transformation moindre de l'impulsion du cœur quand les artères ont moins d'élasticité.

2° L'ascension est brusque, quelquefois saccadée ; c'est-à-dire qu'il y a ressemblance du début de la pulsation artérielle avec celui de la pulsation du cœur.

3° Le sommet de là pulsation est formé par un plateau. — C'est un nouveau trait de ressemblance avec la forme de la pulsation du cœur. Le plateau du pouls est ordinairement horizontal, souvent

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