‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 346 sur 431 · CHAPITRE XXXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIX

ques, celle onde se heurte aux résistances finales que lui oppose l'étroitessc des petits vaisseaux.

La forme du pouls artériel, en aval d'un anévrysme, rappelle j\ parfaitement celle que nous avons décrite et représentée précedemmenteomme appartenant à la fièvre. Que l'on compare (fig. 307) les premières pulsations (série F) qui correspondent à un état fébrile à celles de la lin du tracé (série A) qui sont obtenues en amont d'un anévrysme, et l'on verra que les types sont à peu près identiques. C'est qu'en effet les conditions sont à peu près semblables

Fig. 307. Comparaison de la forme du pouls sous l'influence de la fièvre (série F) et en aval d'une tumeur anévrysmale (série A).

,rc. Dans la lièvre, le relâchement notable des /^XX^TÎ me issue facile au sang qui vient d'être lancé

de part et d'autri vaisseaux offre une

dans 1 artère; celle-ci, une fois arrivée à son expansion complète, 7. ne reste pas pleine, mais s'affaisse subitement, en se vidant par les capillaires largement ouverts.

Diagnostic des anévrysmes.

§458. — On trouve dans les traités classiques l'exposé complet des différents éléments qui servent à asseoir le diagnostic des anévrysmes, à les distinguer d'autres affections qui peuvent les simuler, à déterminer le siège de la tumeur, son volume, sa constitution etc. Je ne puis qu'indiquer sommairement les renseignements que donne la sphygmographie pour le diagnostic des anévrysmes; ces renseignements sont nombreux et importants. Et d'abord, si le chirurgien hésitait entre l'existence d'un ané-on J

vrysme profond, que la main ne pût suffisamment embrasser f pour en mesurer l'expansion, et celle d'une tumeur recevant d'une

artère un mouvementde soulèvement, l'emploi du sphygmographe lèverait les doutes; en effet, sur l'anévrysme seul on obtient des pulsations d'une ampleur extrême, à cause de la grande surface sur laquelle agi! le sang; dans le cas de fumeur solide soulevée, il

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n«". peut y avoir que diminution do la force do la pulsation artérielle

Si Ton explore le pouls au-dessous de la tumeur, on peut trouver certaines analogies dans la forme du tracé, dans |e cas .l'un anévrysme et dans celui d'une tumeur qui comprime une artère; l'oblitération d'une artère transforme, en effet, la pulsation dans le même sens que l'anévrysme (g 449, flg. 300). Mais que l'on comprime la tumeur, aussitôt le doute sera levé; car, s'il s'agit d'une fumeur solide, elle ne pourra que presser plus fortement sur l'artère et affaiblir encore l'intensité du pouls; un anévrysme, au contraire, se videra en partie du sang qu'il renferme et élèvera la pression dans l'artère explorée. Inversement quand on cessera la compression, la tumeur solide laissera reparaître le pouls avec plus de force; l'anévrysme, au contraire, éteindra plus complètement les pulsations, en absorbant pendant quelque temps les ondées ventriculaires pour se remplir de nouveau.

Le diagnostic du siège des anévrysmes n'est embarrassant que dans un petit nombre de cas; particulièrement quand une tumeur ancvrysmale siégeant à la partie supérieure du thorax, derrière le sternum ou les clavicules, peut être également attribuée à la crosse aortique ou aux artères qui en émanent. Les changements imprimés à la force et à la forme du pouls, les différences que le pouls présente aux deux radiales, au point de vue de sa forme et de son relard sur la pulsation du cœur, donnent des renseignements importants pour le diagnoslic.

Caractères du pouls clans le cas d'anévrysme de l'aorte.

§ 459. — On a cité des cas d'anévrysme de l'origine de l'aorte à la suite desquels le pouls avait disparu dans toutes les artères du corps i, mais ces cas sont tout à fait exceptionnels. En général, un anévrysme de l'aorte diminue peu la force du pouls des artères î situées au-dessous de lui. Cela tient, d'une part, à ce que la poche anévrysmale est rarement formée par une d'ilatation ampullaire de l'aorte, mais, plus souvent, par une poche latérale communiquant plus ou moins largement avec l'aorte, et que la totalité du sang n'est point obligée de traverser. En outre, si gros que puisse

]. Moniteur tics hôpitaux, 1857, n° 1. 74, p. 388.

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