Slannius. Rostock, 1851, et Arch. de Mtiller
2. Eckhardt. Zut Théorie der Ursachen d. Herzbeweg. - Beitràge zur Anat. und rhys., Giessen, 1858.
3. Heidenhain (Muller's Archiv., 1858, p. 479), considère la ligature comme un agent ucxcitat.on. - V. Bezold {Arch. f. palh. Anat. und Physiol., 1848. B. XIV) essaye de
Goltz revint aux idées de Haller en les appuyant par des expériences nouvelles. Pour lui, c'est la présence du sang qui est l'excitant du cœur et les ganglions ne sont que les centres réflexes par lesquels celte excitation réagit sur l'apppareil moteur
Il semble aujourd'hui démontré que la présence des ganglions n'est pas nécessaire pour donner au cœur la l'acuité de battre d'une manière rythmique. En effet, Bernstein a imaginé de séparer physiologiquement la pointe du ventricule du reste de cet organe au moyen d'un écrasement linéaire. Des pinces spéciales, à bords légèrement mousses, servent à opérer cette division des parois musculeuses qui restent en place sans que la cavité des ventricules soit perforée. Bernstein vit ainsi que la pointe du cœur, gor-
concilier quelques-unes des opinions de Eckhardt avec celles de Heidenhain. — Dans un nouveau travail, Eckhardt (Beilràge z. Anat.und Phys., Giessen, 1860) soutient la théorie séparatiste et insiste sur la durée variable de l'arrêt, suivant le niveau auquel on fait la ligature du sinus veineux. -Nawrocki (Stud. d. Physiol. Instit. z. Breslau. Leipzig, 1861) montre que l'absence ou la brièveté de l'arrêt ne s'observe que si on laisse quelque partie du sinus veineux en continuité avec les oreillettes.
Un récent travail de Ranvier (Revue internationale des sciences, 24 janvier 18/8) réunit les recherches auxquelles cet auteur s'est livré depuis 1875. Il conclut à considérer les ligatures comme des excitants des corpuscules nerveux sur lesquels on les applique. Le fait sur lequel Ranvier s'appuie est le suivant :
Une excitation électrique capable de provoquer une systole du ventricule ou même de sa pointe isolée devient inefQcace après qu'on a posé une ligature sur le sinus veineux, à la manière de Stannius. La ligature semble donc avoir agi en excitant des éléments nerveux dont l'action est d'empêcher les mouvements du cœur. Dans 1 oreillette, les centres d'arrêt l'emporteraient, d'après Ranvier, sur les centres exatateurs; Unverse aurait lieu pour le ventricule.
L'existence de ces deux influences nerveuses, dont l'une provoquera.! 1 arrêt et 1 autre l'activité du cœur, trouvera son analogue dans le rôle antagoniste de certains nerfs
extrinsèques du cœur. .
- 1 Goltz (Virchoio's Arch. B. XXI, H. n, 1861) dit que s. l'on empêche la pénétration de l'air dans le cœur en opérant sous l'huile, la ligature ou la sect.on du sinus agissent de la même manière; que, du reste, l'excitation électrique du sinus veineux ne produit pas l'arrêt du cœur. Dans un autre mémoire ( Virchow s A rch. B XXIII, H. v-vi, 1862), Goltz prétend démontrer le rôle du sang comme excitant du cœur. Le cœur vide de sang par un courant d'eau reste définitivement en repos ; quand on y injecte du
"ScUo:— ^f^hme du cœur a été bien étudiée par Bowditcn (Aroeiten
aus denpkys. Anstalt, Leipzig, 1872), qui a vu qu'après la ligature du
le cœur reprend ses mouvements s'il reçoit du sérum dans son intérieur -Luciam (ibid.,
Le pzig 1873), en vérifiant le même fait, a signalé des rythmes bizarres du cœur
rime que Rossbach (OU., 1874) attribue à ce que le sérum employé par Lucian, était
pî ve d g obules roug s. - Merunowicz (ttftL, 1875), voulant savoir quelle influence
•eTc^qualité du sfng sur le rythme du cœur, employa du sérum
sivement Je ses éléments divers et arriva à entretenir ^^^J^TSlS.
du cœur avec un liquide qui ne contenait plus qu'un peu de sel marin et dhémo
globine.