‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 351 sur 431 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

L'abaissement do In tension artérielle générale produit un souffle - <J-^

n l'orifice aortique. CCZ^ jt^ri

g 469. — Quand un animal a perdu par hémorrhagie une grande quantité de sang et que le manomètre accuse une faible tension ^ artérielle, si l'on ausculte le cœur, on entend un souffle à l'orifice aortique, et ce bruit coïncide avec la systole ventriculaire. Dans ces cas on a supposé l'existence d'un spasme de l'orifice aortique. Cette supposition était logique pour ceux qui admettent un rétrécissement partout où il y a bruit de souffle. Mais on conçoit que, l'orifice aortique gardant son calibre normal, un bruit puisse s'y — produire si l'abaissement de la tension artérielle diminue la résis-a lance que le ventricule doit vaincre, car cela donne lieu à une j^Jl p£fr— pénétration brusque du sang dans les artères, § 80. J)J/U^> c~-

Si l'hémorrhagie fait naître un bruit de souffle au cœur par le seul fait de l'abaissement de la tension artérielle, toute autre influence qui fera baisser la tension devra également amener un souffle semblable; c'est ce qui arrive en effet. La fièvre produit (k^Lv | .souvent des souffles à l'orifice aortique; un exercice musculaire M^\n*t*J"fyb violent, qui fait aussi baisser la tension artérielle, § 222, provoque parfois des bruits de souffle à l'orifice aortique chez des sujets qui nen présentent pas quand ils sont au repos, et en tout cas U^n*,, augmente l'intensité du souffle s'il en existait un auparavant. ' Enfin quand le relâchement vasculaire tient à l'action d'un poison, , il fait naître également un souffle aortique; je n'en ai jamais en- f ^> tendu de plus fort que sur un homme qui mourait empoisonné/1 par l'opium. Quelques instants avant la mort, le souffle était à / son maximum d'intensité et en même temps existaient tous les signes de la faible tension artérielle, § 385 : rougeur générale et chaleur des téguments; force et fréquence du pouls, volume extrême et mollesse des artères. Des souffles semblables peuvent sx^ o-^^ c exister à l'orifice de l'artère pulmonaire; ils seraient même, . ■'/],. d'après Constantin Paul1, plus fréquents que les souffles de l'orifice aortique.

1. C. Paul, Sur le souffle anémo-spasmodique de V artère pulmonaire (Soc. méd. des lu ">pitaux, janvier 1878).

Bruit» de souffle dans U-* anévry«mcs artériel*.

§ 470. — Une chute brusque de pression se rencontre également à l'endroit où une artère débouche dans une poche anévrysmale. ' "En effet, nous avons vu, g 457, que la pression reste sensiblement fixe dans la tumeur où elle a pour valeur la moyenne entre les maxima et les minima. Toutes les fois qu'une ondée sanguine »jr^ lancée par le ventricule élèvera la pression dans l'artère, le sang de ce vaisseau se précipitera avec rapidité dans l'anévrysme où, u&ti eu*, existe une pression plus faible. Mais quand la pression artérielle il^ . S^yj sera à son minimum, celle de l'anévrysme lui sera supérieure et <'-<U— ^ h~ ~~ n'y aura Plus de pénétration du sang dans la poche. C'est pour ty^J**- ■ W~ cela que le souffle des anévrysmes artériels est toujours inter-

l^/À*~- ' >v '^■^"''mittent.

'^j^o^éertains anévrysmes présentent, à chaque révolution du cœur, un double bruit; cela prouve que le sang pénètre à deux reprises dans le sac anévrysmal. En expérimentant sur le schéma de la circulation, on obtient ces doubles souffles de l'anévrysme ; or, le redoublement du bruit coïncide toujours avec le redoublement de la pulsation artérielle. C'est pour ainsi dire un souffle dicrote que l'on entend au niveau de la tumeur.

-J(/i/-: Sur les anévrysmes de l'aorle ou des grosses artères qui en émanent, le bruit est double également; mais cela paraît tenir, le^j ,'4!^\^l'';:~7^lP^us souvent, à ce que le sang pénètre en deux temps dans l'anévrysme, comme il pénètre en deux temps dans l'aorte elle-même. La forme du pouls aortique(fig. 50) rend compte de ce mouvement saccadé qui a lieu pendant la systole du ventricule. Mais, d'autres

saccadé qui a lieu pendant la sys Za- ir*^4 c^fois, les anévrysmes de l'aorte sont le siège de deux pénétrations V-^0^ de sang moins rapprochées l'une de l'autre ; l'une en effet est systolique, et l'autre diastolique. Cela s'observe quand la tumeur siège très près de l'origine de l'aorte. Le malade qui a donné le tracé radial n° 6 (fig. 308) présentait deux bruits de souffle àl'originedel'aorte; un des bruits était systolique, l'autre diastolique; ce! dernier arrivait précisément au moment de la clôture des valvules sigmoïdes : il existait chez ce sujet un anévrysme aortique disséquant ouvert dans le cul-de-sac d'une des valvules sigmoïdes.

C'est en auscultant les tumeurs anévrysmales en même temps qu'on en inscrit le mouvement expansif que l'on peut se faire une

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