‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 355 sur 431 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

donner naissance à un bruit de souffle. Si un orifice auriculoventriculaire est déformé par une lésion quelconque et cesse de •?/ **Afermer hermétiquement, la systole ventriculaire produira un jet rU de sang rétrograde qui rentrera dans l'oreillette où la pression est plus faible. Si l'orifice aor tique rétréci fait obstacle au libre passage du sang dans l'aorte, la pression ventriculaire s'élèvera derrière cet obstacle, et le sang s'échappera par un jet plus rapide que de coutume pour s'élancer avec bruit dans l'aorle.

Pendant la diastole des ventricules , il peut encore y avoir des bruits de souffle, soit que l'aorte, après avoir reçu l'ondée ven- 'UJ, ■ triculaire, laisse le sang refluer dans le ventricule à travers les <u^~/ valvules sigmoïdes insuffisamment closes, soit que, dans ^1^^^' rétrécissement auriculo-ven triculaire, l'oreillette s'engorge de - ^?T*1 ^ sang en amont de l'obstacle, et que sous l'influence de la forte ^ tension qu'elle acquiert un jet rapide de sang s'élance dans le ventricule aussitôt que celui-ci entre en relâchement.

Lorsque les deux ventricules communiquent entre eux, l'inégalité de leurs systoles donne naissance à un courant rapide qui va du ventricule gauche au ventricule droit, si ces deux cavités ont conservé l'inégalité de force qu'elles présentent normalement.

On a attribué à la persistance du trou de Botal la production de bruits de souffle, mais cette lésion n'en saurait produire, car les deux oreillettes, ayant sensiblement la même force et développant la même pression à chaque systole, § 77, le sang n'éprouve pas de tendance à passer d'une oreillette dans l'autre. Enfin, la persistance du canal artériel donne naissance à un

bruit de souffle qui tient au passage du sang de l'aorte à l'artère

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pulmonaire, c'est-à-dire de la pression forte à la pression faible. ^

Classification théorique des bruits de souffle tenant aux lésion»

des orifices du cœur.

§ 476. — De même que les bruits normaux du cœur doivent être rapportés à la systole ou à- la diastole des ventricules, § 88, de même les bruits de souffle peuvent se distinguer en systoliques et en diastoliques, suivant l'instant de la révolution ventriculaire où ils se produisent.

D'après ce que nous venons de dire des causes qui peuvent donner naissance à ces bruits, on conçoit que les bruits systoliques peuvent tenir à deux causes différentes, par exemple, à un

rétrécissement aorliquc ou à une insuffisance auriculo-venfriculaire.

Les bruits diastoliqucs peuvent tenir, soit à un rétrécissement auriculo-ventriculaire; soit à une insuffisance aortique. Enfin, lu combinaison des deux espèces de lésions de chacun de ces orifices donne naissance à des souffles doubles1.

g 477. — Détermination de l'instant où se produit un souffle cardiaque. — Pour diagnostiquer le siège et la nature des différentes

Orifice artériel, aortique ou pulmonaire

Syst. Diast.

lllllli,,

ReirddssemcTit'

Insuffisance'

ilu, IUIUu. lllln... !» H Insuf^et rdùrect

Orifice auriculo-ventriculaire, mitral ou tricuspide

tau llllllllln IIIHII,...

, HIHlini.,, lllli

uii'ii, uni llllmim.,

Rétrécissement

Insuffisance'

.... îlliit InsufF** rétréci

Fig. 317. Tableau montrant à quel instant se produit le bruit de souffle dans chaque espèce de lésion

des orifices du cœur.

sortes de bruits de souffle, il faut d'abord être bien fixé sur l'instant de leur production. Nous avons indiqué, à propos des bruits

1 . On admet, depuis les travaux de Fauvel et d'Hérard, que certains souffles arrivent au moment de la systole de l'oreillette, quand il existe un rétrécissement auriculo-ventriculaire. L'instant où se produit le souffle précéderait donc légèrement la systole ventriculaire [bruit prêsystohquc). Nous reviendrons sur la signification de ce souffle.

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