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CHAPITRE XLI

Signe* d'auscultation dans le rétrécissement aorti(|iie.

l 485. — Le souffle du rétrécissement aortique a son maximum j^*^1 d'intensité à la base du cœur, mais parfois présente aussi un second foyer d'intensité au niveau de la pointe. Cela lient à ce que y* iH ^yi~ le bruit se propage en arrière, c'est-à-dire dans le ventricule, par continuité du liquide1; or, comme la pointe du cœur est la partie du ventricule qui se trouve le plus immédiatement en contact avec . la paroi thoracique, la transmission du bruit a l'oreille se fait mieux en ce point qu'en tout autre. Si l'on n'était prévenu de ce fait, on pourrait, dans les cas où l'on rencontre ces deux maxima, supposer qu'il existe à la fois un rétrécissement de l'orifice aortique et une insuffisance de la valvule mitrale; celte dernière lésion, en effet, a pour signe d'auscultation un souffle systolique dont le maximum est à la pointe du cœur.

Le souffle produit par un rétrécissement aortique est facile à wô^wc .confondre avec les souffles anémiques ou fébriles dont la pro- iA'yi~wt duction est liée à l'abaissement de la tension artérielle; mais dans ces derniers cas les caractères du pouls présentent une réelle importance. Dans l'anémie, dans la fièvre, après les hémorrhagies, dans tous les cas, en un mot, où la tension artérielle est devenue assez Ia^o^— faible pour donner naissance à un bruit systolique siégeant à la base du cœur, il y a pénétration rapide du sang dans l'aorte : <LJ~jL-^ le pouls est ample, en général, le dicrotisme y est très prononcé, 0 et les ondes traversent brusquement les artères en laissant après ^l^^f^Uf'^u^ elles un affaissement profond du vaisseau, comme dans les types représentés figure S07 ; c'est le pouls vide des anciens auteurs.

que, dans les cas d'hypertrophie du cœur, que les influences des attitudes du corps modifient peu la fréquence du pouls. Si l'on applique à ce résultat d'expériences la théorie émise ci-dessus, § 217, on comprend que, devant une énergie ventriculaire accrue par l'hypertrophie, les changements de résistance que l'on produit par les diflérentes attitudes soient à peu près insignifiants.

1. On peut démontrer la propagation rétrograde du souflle en employant une ampoule membraneuse qui se vide dans un tube par un orifice rétréci. Si l'on presse celte ampoule et qu'on l'ausculte en même temps, on entend le bruit de souflle presque aussi nettement que si l'oreille était appliquée au niveau du rétrécissement lui-mônie.

Dos bruits qui ae passent a l'oriOcc de l'artère pulmonaire.

§ 486.— Constantin Paul a attiré l'attention des cliniciens sur des bruits de souffle qui se passent à l'orifice de l'artère pulmonaire et que l'on prend bien souvent pour des bruits de l'orifice aortique4. La situation môme de l'artère pulmonaire, plus superficielle que celle de l'aorte, est très favorable à la perception facile des bruits qui se produisent dans ce vaisseau. Or, tout semble indiquer que des souffles doivent naître au moins aussi souvent à l'orifice pulmonaire qu'à l'orifice aortique; car la môme quantité de sang doit s'échapper, à chaque systole, par les deux orifices du cœur, et de plus, les expériences faites sur les animaux montrent que la systole du ventricule droit est, à son début du moins, plus brusque que celle du gauche.

Caractères distinctifs des bruits aortique ou pulmonaire.

g 487. — Un excellent signe pour distinguer, dans les cas douteux, le siège véritable des bruits anormaux du cœur, c'est de chercher quelles sont les influences qui accroissent ou qui diminuent l'intensité de ces bruits. A cet égard, qu'il me soit permis d'exposer certaines considérations théoriques dont je n'ai pu suffisamment vérifier l'exactitude sur les malades, mais que je soumets au contrôle des cliniciens.

v^o^Ji^i 'ywww-- Quand un bruit, quelle qu'en soit la nature, siège à l'orifice JwvJw vw ^ aortique, il diminuera d'intensité si l'on fait augmenter la tension v ^artérielle ; il s'exagérera au contraire si l'on fait baisser la tension,

«a • - IMc, Or il y a certains moyens mécaniques fort simples de faire varier, ^ pour un instant du moins, la tension artérielle ; ils doivent donc

modifier l'intensité d'un bruit aortique, mais ne sauraient avoir a^j-wC' ^w.'.Kl'influence sur un bruit qui aurait pour siège l'orifice de l'artère

SX~C<^£~ pulmonaire.

Ainsi, supposons qu'un malade présente a la base du cœur un

1 . Constantin Paul, sur le Bruit de souffle anémo-spasmodique de l'arlère pulmonaire, etc. [Société médicale des hôpitaux de Paris, 11 janvier 1878).

Nous laissons de côté l'interprétation clinique de ces bruits que l'auteur appelle anémo-spasmodiques, et nous préoccuperons seulement de rechercher à les distinguer des bruits qui se passent à l'orifice aortique.

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