CHAPITRE M. K
(roiiMc du rythme du cœur pour amener ces chutes de la pression "<w£ artérielle et ces pulsations avortées; pour lui, des systoles antici- ■ 'p^jT^ pées, c'est-à-dire arrivant quand le ventricule n'est pas encore complètement rempli, donneraient naissance aux phénomènes dont nous venons de parler. 11 semble, en effet, que dans les deux wi précédentes ligures la pulsation venlriculaire avortée arrive pré- ^J^^^^fc^ malùrément. Pour ne conserver aucun doute sur la réalité du peflux mitral, il faudrait, dans les expériences laites sur les animaux, inscrire en même temps l'état de la pression dans l'oreillette gauche, ce qui présente de grandes difficultés quand le thorax est fermé.
g ilJ8. — Du pouls artériel dans Vins nuisance mitrale. ~r Le pouls de l'insuffisance mitrale est irrégulier, non seulement au point
l ig. 335. Suhyginograrames recueillis dans l'insuffisance milrale.
de vue des intervalles qui séparent les pulsations, mais aussi au point de vue de la forme de chacune d'elles. La figure 335 montre une série de sphygmogrammes recueillis sur des malades atteints d'insuffisance mitrale et chez deux desquels l'existence de cette lésion a été confirmée ultérieurement par l'autopsie; on y trouve partout l'irrégularité caractéristique. Je ne veux pas dire que l'irrégularité existe toujours dans l'insuffisance mitrale iàunfaible degré, cette lésion ne parait pas troubler sensiblement le rythme du cœur; mais je.n'ai jamais recueilli un sphygmogramine ayant le type irrégulier dont on vient de voir les formes, sans que l'ausmabkv, Circulation, ■ 44
cultation ail donné à des degrés divers un souille systolique; et chaque l'ois que l'autopsie du malade a pu être faite, l'existence de l'insuffisance mitrale a été confirmée.
La l'orme des pulsations diffère suivant le degré de rellux du sang; un dicrotisme très prononcé s'observe quand le rellux est très fort, car alors l'ondée sanguine envoyée par le ventricule clans les artères est très petite, ce qui est une condition favorable ■ à la production du dicrotisme, g 174.
A quoi tient l'irrégularité du rythme cardiaque? est-elle liée ù 1 insuffisance môme, en ce sens que, par suite du rellux vers 1 l'oreillette, la résistance manque pour ainsi dire à la systole ventriculaire? Le cœur, n'ayant alors fait que très peu de travail, ' w pourrait effectuer bientôt une nouvelle systole. Ce serait le cas d'appliquer à ces systoles sans point d'appui l'expression imagée <>vn^' de faux pas du cœur qui a été employée par Bouillaud.
Faut-il admettre que, dans certains cas, les indurations ossiformes que renferment les ventricules agissent comme des corps étrangers, et que le cœur en reçoive des excitations mécaniques à chaque fois qu'il se resserre en les comprimant? L'effet serait analogue à celui que l'introduction des sondes cardiaques produit parfois sur le rythme du ventricule, et dont la ligure 54 est un remarquable exemple.
Je ne tenterai pas d'expliquer les irrégularités si fréquentes du rythme cardiaque dans l'insuffisance mitrale. L'irrégularité m'a paru très rare, au contraire, dans le rétrécissement du même orifice. Un éminent clinicien rejette l'existence de cette différence « parce qu;on n'en comprend pas la raison »; je ne comprends pas, il est vrai, la cause de cette différence et craindrais, en essayant de la chercher, de me laisser entraîner dans le champ des hypothèses.
g 499. Du souffle présystolique dans l'insuffisance mitrale. — Nous avons vu que la théorie du souffle présystolique attribue ce bruit à la brusque pénétration du sang dans le ventricule au mo- ,iU~n ment de la systole de l'oreillette. Cette opinion est combattue par Constantin Paul1 au moyen d'arguments qui semblent très fondés. Pour ce médecin, le souffle présystolique serait un bruit du début ^de la systole, et s'il parait précéder la pulsation du cœur, c'est
]. Constantin Paul. Communication ofattei