CHAPITRE XLII
que «clic puisa lion n'est sensible qu'à une phase lardive de 1*/^ systole ventriculaire. En un mot, il y aurait une illusion du tact^^ analogue à celle qui a été signalée §492 à propos de l'insuffisance aortique et qui aurait pour effet de nous tromper sur l'instant véritable du début de la systole ventriculaire.
Pour se rendre compte de cette illusion des sens, qu'on regarde la ligure 336, on y verra un souffle systolique s, représenté, comme nous l'avons fait précédemment, au moyen de hachures, sùuffle occupant le début de la systole ventriculaire, comme on en peu juger par le tracé de la pulsation. Or, la forme de la pulsation montre que la poussée du ventricule contre les parois thoraciques au lieu d'être, comme à l'ordinaire, brusque et presque instan-
1 il-. 336. Théorie du souffle présystolique dans l'insuffisance milrale.
tanée, est au contraire graduelle; il est donc possible que la pulsation ne soit perçue qu'à une période s' plus ou moins avancée de la systole, quand déjà le bruit de souffle dure depuis quelques instants. Nous émettons cette interprétation sous toutes réserves, n'ayant, à cet égard, aucune opinion personnelle; mais cette théorie s'accorde avec ce que l'on vient de voir de la forme particulière des pulsations du cœur dans l'insuffisance mitrale, et elle ne nécessite pas, pour produire le souffle dit présystolique, 'une hypertrophie des parois de l'oreillette gauche, lésion secondaire dont l'existence n'a pas toujours été démontrée.
l>n rétrécissement miti-al.
g 500.— Le rétrécissement inilral ne peut se caractériser à l'auscultation que par un bruit de souffle diastolique; Hérard1, qui a
1. lin soutenant que le rétrécissement tnitral, lorsqu'il existe seul, peut, dans certains cas, donner lieu à un souille Bystolique, Hérard s'appuie sur des autopsies dans lesquelles on aurait trouvé des valvules qui ne laissaient point passer l'eau qu'on ver-
fi92 LA CIRCULATION DU. SANG.
beaucoup ràsisté sur l'existence du souffle diastolique mitral, admet cependant, par une concession regrettable, que l'insuffisance peut donner en certains cas naissance à un souffle diastolique. Ce qui rend possible celte confusion relativement à l'instant où se produisent les bruits de souffle, c'est que le rétrécissement est presque toujours combiné à un certain degré d'insuffisance, de sorte que chacun tend à attribuer la prédominance à la lésion qui s'accorde le mieux avec ses théories. Nous avons dit au Daragraphe précé dent que les doutes régnent aujourd'hui sur 'lu véritable interprétation du souffle présysloliquc
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