CHAPITRE IV
tendre par le sang que lui rapportent les veines. A la reprise du mouvement, l'oreillette exécute parfois une systole qui n'est pas suivie par celle du ventricule.
La figure 23 montre un arrêt du cœur produit, sur la gre-
Fig. 23. Arrêt du cœur de la grenouille par l'excitation du nerf pneumogastrique.
nouille, par l'excitation du pneumogastrique. La ligne C est tracée par le myographe du cœur, tandis qu'un signal électrique trace la ligne S sur laquelle on peut compter la fréquence des excitations. Les vibrations de l'appareil indiquent la durée de l'action des courants induits sur le nerf vague.
Retard variable de l'action du pneumogastrique sur le cœur.
§ 36. — Il s'écoule un certain temps entre le début de l'excitation du pneumogastrique et l'arrêt des mouvements du cœur. Ce temps, comparable à la période d'excitation latente des muscles et à la durée de transport de l'agent nerveux moteur, a été mesuré par Donders qui lui a trouvé des valeurs variables : il se produit au moins une systole, et parfois deux, après le début des excitations du pneumogastrique1.
1. Si le début de l'excitation du nerf précède celui d'une systole ventriculaire, cette systole s'accomplira, mais il ne s'en produira plus d'autre; c'est le retard minimum Mais si une systole est déjà commencée au début de l'excitation du nerf, non seulement elle s'accomplira, mais il s'en produira une autre ensuite; c'est le relard maximum. (J. C. Donders, De l'action du courant constant sur le nerf vague. Arch néerlandaises, t. VII, 1872.) Dans ce travail, le retard de l'arrêt cardiaque a été étudié soit avec des courants d'induction, soit avec des courants continus' ascendant ou descendant; on a pareillement employé des excitations d'ouverture ou de fermeture
Déjà en 1865, Puiiger (Unters. aus d. phys. Laborat. in Bonn, p. 29) avait observé que le retard de l'arrêt cardiaque est toujours très notable, mais que cependant il n'y a FaTrê? Pulsations intercalées entre le début de l'excitation et l'apparition de
L'influence du moment de la révolution cardiaque où intervient l'action du pneumogastrique semble se rattacher aux variations de l'excitabilité du cœur soumis à un courant induit, à des instants différents de sa révolution. (Voy. p. 43.) On la trouvera
§37.— Certains physiologistes ont pensé que le pneumogas-
clairement représentée dans un mémoire de Tarchanolî (Trav. lab., i, II, p. 300), dans lequel sont superposés une série de tracés du cœur avec arrêts provoqués par des excitations du pneumogastrique. Les excitations ont toutes même durée et même intensité, mais se produisent à des phases différentes de la révolution du cœur, ce qui entraîne la production d'un retard variable. La figure W montre une série de tracés dpnt chacun correspond à un arrêt du cœur.
Fig 24 Inégal retard de l'arrêt du cœur suivant l'instant de la révolution cardiaque où se produit 6' ' l'excitation du pneumogastrique.
Dans tous les cas, l'excitation électrique a eu la même force et a duré le même temps comme le montre'le tracé du signal électro-magnétique La seule d.flerence > porte .su l'instant de la révolution du cœur auquel l'excitat.on s'est prodmte A la partie supe ieu e de la figure, sont placés les types de retard minimum; en bas, ceux de reta d max nmm! Dtfreste, la durée absolue du retard des effets du
varier avec l'espèce animale sur laquelle on opère ; Franço.s-Franck a con te œ Tard des différence, notables; il a vu également cette durée vaner sous 1 mfluence de certains agents, tels que le froid, la chaleur, l'état asphyx.que.