‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 372 sur 431 · CHAPITRE XLII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLII

Les recherches de Barrât confirmenjt cri le étiologie et montrent que ce genre d'insuffisance disparaît avec la dilatation ventriculair.e quand la circulation pulmonaire se rétablit. *^d r

Lésions simultanées «Je plusieurs orifices «lu cœur.

j! 503. — Nous avons jusqu'ici considéré chacune des lésions du cœur comme pure et dégagée de toute complication ; mais rien n'est plus rare en pathologie que cette simplicité. Le plus souvent chaque orifice du cœur est à la fois rétréci et insuffisant, de sorte qu'il donne lieu à deux hruils de souffle successifs. A une phase avancée des maladies du cœur qui succèdent à l'endocardite, ce n'est plus seulement un orifice qui est atteint, mais les deux orifices du cœur gauche le sont souvent à la fois; l'hypertrophie ou la dilatation du cœur s'ajoute à ces désordres ; des troubles delà cir-

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Fig. 341. Touls radial chez des malades atleinis de lésions complexes de plusieurs orifices

du cceur.

eulation pulmonaire font naître des râles thoraciques qui couvrent les signes d'auscultation. Au milieu du tumulte de tous ces bruits divers qui se passent dans la poitrine, le médecin désorienté ne peut, porter un diagnostic précis; il donne à la maladie la vague dé signation de lésion organique du cœur, et si les troubles circulatoires sont extrêmes, il les caractérise sous le nom d'asystolie.

Que l'on explore le pouls au sphygmographe on verra que, dans ce désordre, l'instrument fait la part des différents éléments de la lésion complexe du cœur. On a rassemblé (fig. 341) quatre sphyg-

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mogrammes obtenus sur des malades atteints de lésions complexes des orifices aortique et rriitral. Chez les deux premiers, l'insuffisance aortique prédominait et l'affection mitrale était peu avancée1.

Chez les n°' 3 et 4 l'insuffisance mitrale était extrêmement prononcée, et chez le n° 3 la double lésion se compliquait d'une ossification de l'aorte et des gros vaisseaux. Cette complication existait à un degré beaucoup moindre chez le n° 4.

On voit que l'inscription du pouls révèle bien des détails dans ces mouvemenls tumultueux qui échappent au toucher. N'en seral-il pas de môme de l'inscription des pulsations cardiaques, et, mieux encore, de la combinaison de plusieurs inscriptions à la fois ? Presque tout est à explorer dans ce vaste champ d'études.

J'aurais pu citer beaucoup d'autres malades qui impriment ù la pulsation du cœur ou au pouls des artères des formes intéressantes à étudier : ainsi, la dilatation des cavités droites du cœur, la péricardite, les épanchements du péricarde, la communication congénitale des deux ventricules, la persistance du canal artériel, etc. Mais je ne possède relativement à ces différentes maladies qu'un nombre insuffisant d'observations ou d'expériences. On trouvera, relativement à certains points qui n'ont pas été traités dans cet ouvrage, quelques renseignements dans les travaux de mon laboratoire, mais la plupart des tracés ;que j'ai recueillis ou qui m'ont été communiqués attendent, dans mes registres, le moment où la réunion d'un nombre suffisant de documents du même genre permette à quelqu'un de les utiliser.

Je borne donc ici l'exposé des applications de la méthode graphique à la pathologie, et souhaite que ces études servent bientôt de point de départ à de nombreux travaux.

1. Le n° 2 avait à l'orifice aortique un souille syslolique d'après lequel on admettait " l'existence d'un rétrécissement, mais il ne faut pas attacher à ces souilles syslolique* -vm.^w^ 1 - t^"dans l'insuffisance aortique une signification particulière, ils semblent résulter de la faible tension artérielle, § 485, qui tient elle-même au reflux du sang dans le ventn- <jfW~ cule On fait naître un double souille à l'orifice aortique des an.maux par la simple

rupture des valvules sigmoïdes de l'aorte, et pourtant il est bien certain que cette . • , esjon n'a pas amené un rétrécissement de cet orifice.

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