‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 379 sur 431 · CHAPITRE XLIIJ · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLIIJ

nombre, je n'ai pas cédé à la puérile préoccupation de faire une

l'oreillette et le ventricule gauches ; a a, l'aorte ; cg représentent les capillaires généraux d'où naissent les veines; celles-ci se réunissent en vc, veine cave inférieure, qui revient à l'oreillette droite. Les cavités droites du cœur, peu visibles dans la flgure 344. sont placées à côté des cavités gauches; l'artère pulmonaire ap se ramifie en branches cp.

capillaires pulmonaires; enfin, de ceux-ci naissent les branches de la veine pulmonaire vp qui débouche dans l'oreillette gauche.

Les compresseurs qui recouvrent en partie les quatre cavités du cœur sont représentés dans une position inclinée ; des cordes de traction les réunissent à deux forts leviers de bois lo et Iv situés au-dessous de la table qui supporte l'appareil tout entier. Ces leviers sont rappelés sans cesse contre la face inférieure de la table, au moyen de ressorts-boudins rr' placés à leurs extrémités, tandis que des charnières situées à l'extrémité opposée de chacun des leviers leur servent de centres de mouvement. Vers leur partie moyenne, ces leviers reposent sur deux cames c et c' qui tournent toutes deux ensemble, entraînées avec leur axe commun par une grande poulie P F qu'une courroie sans fin met en mouvement sous l'influence d'un petit moteur hydraulique.

La forme des cames est calculée de telle sorte qu'elles impriment aux leviers lo et Iv des mouvements d'abaissement dont les phases correspondent à celles de l'acte syslolique dont elles doivent imiter les effets. Pour cela, du levier lo se détachent deux

se

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sorte d'automate; j'ai pensé que la connaissance de la circulation

cordons f qui se rondent, par des trous percés dans la table, aux angles des deux compresseurs des oreillettes. L'abaissement du levier lo sous l'influence de la came e produira donc une compression des oreillettes et une expulsion partielle de leur contenu ;

ce sera la systole auriculaire.

De même, l'abaissement du levier Iv produira, par l'intermédiaire du cordon /*, une compression des ventricules imitant la systole de ces cavités*.

Comme la traction exercée par des cordons rigides sous l'action d'un moteur puissant excéderait beaucoup la force déployée par les ventricules du cœur, on a placé sur le trajet des cordons f un morceau de caoutchouc dont la force élastique limite la valeur de la traction exercée**.

En présence d'une résistance excessive, ce caoutchouc s'allonge, et l'abaissement du compresseur est moins étendu . C'est ainsi qu'en présence de résistances trop fortes à la sortie du sang, les ventricules envoient des ondées moins volumineuses et se vident moins complètement, § 48.

La succession des systoles des oreillettes et des ventricules est obtenue en calant les deux cames sur leur axe commun, de façon qu'elles forment entre elles un petit angle, et que le levier lo de l'oreillette s'abaisse un peu avant celui du ventricule Iv.

Cette succession des mouvements est faite de manière à obtenir entre les systoles

auriculaire et ventriculaire l'intervalle qui a été constaté dans les expériences cardiographiques faites sur les animaux.

Quant aux synchronisme des deux cœurs, il est obtenu par ce fait, qu'un même

Sur chacun des ventricules est adapté un explorateur de la pulsation e e', pareil à ceux dont on se sert pour la pulsation du cœur de l'homme. Chacun de ces explorateurs recueille, à travers un trou percé dans le compresseur, la pulsation du ventricule correspondant, et l'envoie à un tambour à levier inscripteur au moyen d'un tube à transmission qui n'est pas représenté dans la figure. ■ *' Pour la description- et la figure de cette partie élastique du cordon /*', voy. Trav. lah.. 1. 1, p.6S.

Fig. 345, montrant la disposition des valvules dans le schéma du cœur.

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