CHAPITRE X.LIII. 1 *A
gagnerait en clarté par ce contrôle expérimental, et que. certaines prévisions en pourraient naître, relativement aux effets mécaniques des lésions du cœur. Mon attente n'a pas été trompée, car j'ai trouvé dans l'emploi du schéma la confirmation de bien des interprétations des formes graphiques du cœur et du pouls, et même la prévision de certains phénomènes dont j'ai pu vérifier la réalité. En somme, pour bien comprendre la nature de chacune de ces inflexions des tracés dont nous avons vu déjà tant d'exemples, le meilleur moyen est de montrer qu'on la fait apparaître ou qu'on la supprime, selon qu'on fait intervenir ou. non certaine condition mécanique.
Nous trouverons d'abord, dans l'emploi du schéma, un contrôle de l'interprétation physiologique des cardiogrammes recueillis sur les grands animaux.
g 519, — Reproduction artificielle des phénomènes constatés par. la cardiographie sur les grands animaux. — Il s'agit de légitimer
levier Iv agit à la fois sur les deux ventricules, et que les oreillettes sont toutes deux également actionnées par un même levier, lo.
Les orifices auriculo-ventriculaires et artériels sont munis de valvules dont la disposition se voit mieux dans la figure 345, empruntée à la description d'un schéma du même genre*. Dans le tube qui fait communiquer l'oreillette avec le ventricule est la valvule milrale M, formée d'un petit sac de taffetas gommé adhérant par ses bords aux parois du tube de verre, et s'ouvrant du côté du ventricule. Le passage du sang est libre de 0 en V, c'est-à-dire de l'oreillette au ventricule; mais, quand le liquide du ventricule tend à refluer, le sac M se déploie et ses bords s'appliquent exactement aux parois du tube qui le renferme. En même temps, les parois du sac se tendent avec bruit. La disposition de cette valvule est la même pour les deux orifices auriculo-ventriculaires. Les valvules sigmoïdes S (fig. 345) sont formées, comme dans la nature, de trois petits sacs dont les bords s'accolent exactement quand la pression artérielle les a abaissées.
Pour explorer la pression dans les diflérenles cavités du cœur, je me sers de sondes manométriques pareilles à celles qu'on introduit dans les cavités du cœur des grands animaux pour les expériences cardiographiques, § 54. Dans la figure 345 on voit trois de ces sondes, l'une dans l'oreillette 0, l'autre dans l'aorte A, la troisième dans la cavité du ventricule V. Les sondes de l'aorte et du ventricule ont été introduites chacune par un des tubes-vaisseaux divisés, sur lequel on a lié un bouchon de caoutchouc que traverse le tube de la sonde. La sonde manométrique du ventricule y a été introduite pendant la construction de l'appareil et y reste à demeure. (Dans le grand schéma de la figure 344, au lieu de mettre une sonde à l'intérieur du ventricule, on a établi à la base de celui-ci une prise de pression à laquelle s'adapte un sphygmoscope.)
On a vu plus haut que la pulsation ventriculaire s'obtient au moyen des explorateurs qui adhèrent aux compresseurs, les accompagnent dans leurs mouvements et sont toujours en contact avec la paroi des ventricules.
' Trav. lab., t. 1. p, 7p,
les interprétations qui ont été données clans le chapilre vu, sur la signification des courbes qui traduisaient les changements de pression dans l'oreillette et dans le ventricule, combinées avec l'inscription de la pulsation du cœur.
11 faudra donc imiter artificiellement les ondulations produites parla systole de l'oreillette, montrer qu'elles tiennent réellement a cette systole, et que c'est bien elles qu'on retrouve dans les tracés de la pression intra-ventriculaire et même dans ceux de la pulsation du cœur.
La systole ventriculaire, analysée à son tour, devra être étudiée dans ses effets du côté de l'oreillette et du côté de la pulsation du cœur. On procédera de même à l'égard du vide post-syslolique, de la réplétion diastolique, etc.; en un mot, tout ce qui a été affirmé à propos de l'analyse des tracés recueillis sur les animaux devra être prouvé par l'analyse du tracé que l'on recueille sur le schéma.
§520. — Relations des trois courbes [oreillette, ventricule, pulsation), dans le tracé du schéma du cœur. — L'inscription simultanée des
Fig. 346. Tracés simultanés de la pression du sang dans l'oreillette et dans le ventricule droit,
O'vvw-v/X.' , '•v*-o-v«£/Z, " ains' 1U0 ^° 'a Pu'sat'on cœur, chez le cheval.
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3^çhangements de la pression dans l'oreillette et dans le ventricule
avec la pulsation ventriculaire, sur le schéma, donne les tracés
(fig. 347), qui renferment tous les éléments de ceux qu'on obtient