‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 53 sur 431 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

le cœur accomplit: les mouvements des oreillettes, ceux des ventricules et le battement du cœur. Il fallait aller chercher ces mouvements dans le cœur lui-môme et les transmettre chacun à un levier particulier chargé de les inscrire, de manière à juger, d'après les rapports de longueur et de superposition des trois tracés obtenus, de la durée et de la succession de ces actes.

Pour transmettre chacun de ces mouvements du cœur, du lieu où il se produisait jusqu'au levier chargé de l'inscrire, nous nous servîmes de tubes à air. Voici le principe de ce genre de transmission qui rend journellement de très grands services dans les expériences physiologiques.

Transmission des mouvements du cœur aux appareils qui les

inscrivent,

§ 53. - Soient (fig. 31) deux ampoules de caoutchouc A et B cU^Ay fixées aux deux extrémités d'un tube long et flexible- le tout étant clos et plein d'air. '

Si l'on presse entre les doigts l'ampoule A, on expulse à travers t le tube une partie de l'air qu'elle contenait et cet air va distendre

Fig. 31. Principe de la transmission des mouvements aux appareils inscripteurs.

l'ampoule B. Si cette ampoule B était placée sous un levier :V8TtrceTe-de gren°UHle °n inSCrit ^ "

Saï^sï: son élévation que ram-

L , „ *"im-eeï inversement, il annoncerait par son abais-

mouvements du levier traduisent fidèlement et Lcenfsm cyfindre les caractères de ce mouvement '.

1. L'idée de transmettre un mouvempnt >, appartient à Ch. Boisson. En Z . 1 Pt 5 ^ *" '"^ ^ d'ai''

m> J ava,s essaYe d'obtenir cette transmission à l'aide

Qk LA CIRCULATION DU SANG.

Imaginons que nous ayons préparé trois systèmes semblables d'ampoules conjuguées et que l'ampoule initiale A, d'un de ces systèmes, soit introduite dans l'oreillette; celle d'un autre système dans le ventricule, la troisième placée en face du cœur pour en recevoir le choc, tandis que les trois ampoules B, ou ampoules terminales, seraient placées chacune sous un levier ' inscripteur. Il est clair que chacun de ces trois leviers tracera ' le mouvement qu'il est chargé d'écrire et que,' de la combinaison ' ' ' de ces trois tracés, on pourra déduire les rapports d'intensité, de succession et de durée des trois mouvements. Si ces ampoules ^ sont placées dans les cavités du cœur, elles seront comprimées

d'un tube de plomb muni à ses extrémités d'ampoules semblables à celle, qm sont décrites Usure 31 ; mais cet appareil était rempli d'eau au heu d air Lorsqu ime d impoEétii introduite dans le cœur par veine jugulaire, .1 fallait qu un tce^Sérable la comprimât pour que la colonne liquide contenue dans le tube on?rlt en mouvemenl el que le levier enregistreur fût soulevé. Le ventricule seul pou- StïïttTrÏÏ* tandis que l'action de l'oreillette ne donnait lieu à aucun mou- Vèlntlu levier qui lui correspondait. En 1860, Cl, Buisson rn.ag.na un moyen de Z^tre « spnygmograpbe les battements de ^a^ —

tait de celle dispos.l.on que si 1 on exerçai «ne Plessloa dc Mt contenu

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