‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 55 sur 431 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

externe la sonde cardiaque droite jusqu'à ce qu'elle cesse de pénétrer; on constate qu'elle est dans le cœur, en voyant les deux

Fig. 34. Appareil cardiographique pour démontrer la succession des mouvements du cœur.

leviers qui lui correspondent animés de mouvements rythmés différents l'un de l'autre1. Après s'être assuré que les trois plumes

muscle intercostal externe ; puis, en introduisant le doigt dans la plaie, on dédouble les deux muscles intercostaux de manière à former une cavité de 3 ou 4 centimètres de profondeur occupant le quatrième espace intercostal, cavité dans laquelle on enfonce l'ampoule manométrique.

C'est là le temps le plus difficile de l'expérience; c'est le seul qui soit assez douloureux pour que l'unimal s'agite. Un danger qui est à redouter, c'est l'ouverture de la cavité thoracique; aussi, en général, est-ce par cette incision qu'il faut commencer l'expérience ; car, dès qu'on a réussi à introduire l'ampoule intercostale, tout le reste ne présente plus de difficultés sérieuses.

L'ampoule ainsi appliquée se trouve en face du ventricule et reçoit de lui une pression de dedans en dehors à chacun des battements cardiaques. Cette ampoule est encore soumise à d'autres causes de compression, suivant que le cœur augmente plus ou moins de volume pendant qu'il se remplit.

1 . Manuel opératoire. On met à nu la veine jugulaire vers la partie inférieure du cou, et l'on applique sur ce vaisseau une forte ligature; puis, on fait aux parois de la veine une incision longitudinale de 2 à 3 centimètres, située immédiatement au-dessous de la ligature. On trempe la sonde et ses ampoules dans l'eau, pour les rendre glissantes, et l'on introduit l'ampoule V (fig. 32) dans l'ouverture de la veine; on pousse alors la sonde de manière à engager successivement le tube TV, l'ampoule 0 et la . grosse sonde, jusqu'à ce que l'ampoule 0 ait pénétré dans l'oreillette.

A ce moment, l'ampoule V est arrivée dans le ventricule en tombant par son propre

écrivent à la fois, on met en marche le mouvement d'horlogerie et l'on recueille les tracés suivants (fig. 35) :

Interprétation tics tracés cartliographiques.

g 57. — La ligne supérieure 0 (lig. 35) correspond aux variations de la pression du sang dans l'oreillette droite ; la ligne moyenne V, à la pression dans le ventricule; l'inférieure P, aux battements du cœur.

Dans l'oreillette, l'instant de la systole correspond évidemment

Fig. 35. Tracés des mouvements de l'oreillette 0, du ventricule V et du choc du cœur P

à cette brusque élévation de pression qui est signalée en A dans le commencement du tracé. Or l'action de la systole auriculaire se fait sentir dans l'intérieur du ventricule; on l'y reconnaît dans

poids à travers l'orifice tricuspide. La longueur de la sonde TV, dans l'intervalle des deux ampoules, est calculée de telle sorte que l'ampoule V soit dans le ventricule lorsque 0 se trouve dans l'oreillette. La partie mince et flexible qui s'étend entre ces deux ampoules est située entre les lèvres de la valvule tricuspide dont elle ne gêne en rien les mouvements.

On peut s'assurer de l'innocuité de ce premier temps de l'expérience en examinant l'animal : celui-ci n'est nullement troublé, marche et mange comme de coutume. En comptant le chiffre du pouls, on trouve quelquefois une légère accélération, surtout dans les premiers instants; mais les mouvements du cœur sont presque toujours réguliers et donnent, à l'auscultation, des bruits d'un caractère normal.

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