‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 59 sur 431 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Pour bien comprendre la nature de ce phénomène, reportons- ~L u~^*~ nous à l'expérience qui consiste à mettre à nu le cœur d'un animal u^fvivant et à embrasser cet organe dans les mains pendant qu'il ^-inexécuté des mouvements. Dans ces conditions, on sent d'une ma- C-Lt^ nière très nette que les ventricules sont alternativement durs et u* mous, suivant qu'ils sont en systole ou en relâchement. Lorsqu'ils ' sont mous, la main qui les presse peut, à son gré, les déprimer ' dans tous les sens, tandis que, au moment où les ventricules t^Y~J. durcissent, ils tendent énergiquement à prendre la forme globuleuse et à repousser la pression qui les déformait. Quel que soit t^ff?L le sens dans lequel on comprime les ventricules, du moment que yA^LtL^ l'on réduit un de leurs diamètres, il se produit, à l'instant où ils

deviennent durs et globuleux, un effort pour repousser la pression „ . / qu'ils subissaient. Ce durcissement des ventricules tient bien \Z^Zt manifestement à leur systole. En effet, si l'on examine à ce moment ÏZ^Vû la surface du cœur, on voit s'y former des rides perpendiculaires ' à la direction des fibres musculaires de cet organe, rides qui sont £ évidemment produites par le raccourcissement de ses fibres U~ h~

La sensation que la main éprouve lorsqu'elle embrasse ainsi les ventricules dans la poitrine ouverte, se retrouve aussi lorsque chez ^ un animal vivant, on introduit la main entre le cœur et les parois thorac.ques après avoir fait une ouverture au diaphragme. On "X^ peut alors s assurer que la pression perçue par la main n'est autre que le choc précordial qu'on sent en même temps à l'extérieur à travers les parois thoraciques. Mais cet effort excentrique a pour condition d'existence une déformation préalable des ventricules Ceux-ci doivent avoir été aplatis suivant un de leurs diamètres ^ ^ pendant leur état de relâchement. Or, cet aplatissement x — norma ernen , chez les animaux et chez l'homme, de façon qu'on peut se rendre compte de la pression qui se produit contre les parois thoraciques au moment de la systole ventriculair pr et sion qui constitue le battement cardiaque'.

^rams rcr*ïT rre> absiraciion faite des -

« surtout facile 'de constate pX F^JTT"*»- C?lto ^ ^ tissement latéral de lWgane do„tTnluS 25 ? confie en un apla-

Cette première notion suffit pour ai Valeï , PT " °" ^f"*™*****. l'espace s'élargirait au moment d s ï l 6 le°œ™Pendu librement dans

leux.il augmenterait son â£^tS!^T^^ 7*' ™ deVCnailt térieur. ° tiansversal aux dépens du diamètre anléro-pos-

Ainsi le phénomène désigné généralement sous le nom de battement ou choc du cœur est en réalité le résultat complexe O—v des changements de volume et de consistance de cet organe. Ce qui donne la sensation de choc est un durcissement subit des ventricules qui entrent en systole et ce durcissement a des phases variées qui suivent exactement celles de l'effort systohque du ventricule. Nous désignerons désormais ce phénomène sous le nom de pulsation du cœur et nous en montrerons la parfaite analogie avec le pouls ou pulsation des artères.

.^j^M^-Al 65 - Effets de la déplétion des ventricules pendant leur systole.

rfJL v*À fJf; L>obliquité descendante de la courbe des pulsations pendant la systole des ventricules s'expliquera très bien et va nous révéler un nouvel élément de la pulsation. Cet élément, cesl le changement de volume qu'éprouve le ventricule à mesure qu il |

sg vide •

En effet, si le ventricule restait toujours également volumineux et dur pendant toute la durée de la systole, il devrait y avoir une

qui .environnent. Chez -Srnr ^« poi.dan, .«jg

gouttière formée en bas par le sternum et de J \ ventricules s'y moulent

lagCS- Z cachées se laissent aplatir latérale-

pour a.ns duc, tant que leui P iaissenl déprimer; aus81>

ies parois tl,oraciques ? ter

à cet instant, y a-t-il efloit ^"J" d t 0 Chez les quadrupèdes, la

dance à l'agrandissement du d.amet.e aie an ' * . droite

pUlsation cardiaque -^^ïi^^'^ et à gauche, le cœur vient sap atu ǰm is du lhorax, est un peu

Chez l'homme, la po..t.on du cœm, "1* ^«men t a u p ^

différente. Placé à gauche du sternum, le cœur lors ; de ,à les

sû„ propre poids sur le plan ^«^^ d'une part, les parois ventricules se trouvent, ici encore, d formes entie d p ^ ^

thoracques, et, d'autre part, le d.aph ™gme. U .ejc .on exlérieurement que

donc se produire chez l'homme ; «^«^^ se lrouve en rapport de contact contre un seul point ^ parois U q - « ^ ^ venlriculc

vSdra5 s»" p^—a la paroi thoracique, comme cela arrive sous "S = £5 — t que l'ampoule un espace intercost. au n=

d'un des ventricules du cœur devra subir à haque ^ ^ —

autant que cette systole elle-même La combe a p ^ ^

a celle de la pression ^^^^ S ,a forme des deux courbes. Ainsi, Mais nous avons signalé une d^e ^^^t ^ la durée de la systole celui tandis que le lev.er ventricule e leste 'e P .„ „ monient où la sys-

qui trace le battement cardiaque ^descend g ^ ^ ^ ^ ^ une

tole a atteint son maximum d intensité, ju 4

chute brusque synchrone à celle du trace vent, iculane.

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