‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 60 sur 431 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

pression toujours égale contre les parois thoraciques; mais, à mesure que le ventricule se vide, il diminue de diamètre transversalement. La pression extérieure qu'il exerce va donc diminuer graduellement, jusquà ce que son relâchement vienne supprimer tout effort excentrique contre les parois de la poitrine. Ainsi se trouve expliquée, dans sa direction générale, la partie de la pul- r salion cardiaque comprise entre le début de l'ascension et la fin de la descente du levier.

§ 66. — Effets de la rêplétivn des ventricules pendant leur relâchement.—Si la déplétion du ventricule qui se produit pendant toute la durée de sa systole entraîne une diminution graduelle de la pression du cœur contre les parois thoraciques, nous devons conclure qu'un phénomène inverse se produira pendant le relâchement du ventricule, sous l'influence dé la réplétion graduelle de celui-ci.

On devra donc, pendant toute la durée de ce relâchement, jk*^ ^^w-^ observer dans la direction du tracé une ascension graduelle indi- b^^^ c^^~t^ quant que les ventricules augmentent de volume, par l'arrivée continuelle du sang de l'oreillette, et qu'ils pressent plus forte- , <~

ment contre les parois. j\ ÉryU^. rw^-j

C'est ce qui s'observe en effet sur les tracés de la pulsation ^^^t*vfv*X(j 'cardiaque (troisième révolution du cœur).

§ 67. — Effets de la systole de l'oreillette sur la pulsation car- , A

diaque. — La réplétion du ventricule trouve un auxiliaire dans j l^J'-t^U

la systole de l'oreillette; on devra donc voir, au momunt^'?^' . de cette systole, un surcroît de pression du ventricule contre ^ '^Z^lî^ les parois thoraciquesrcc qui se traduira par un soulèvement îwr du tracé au point correspondant^ Or, si l'on prolonge jusque sur hle tracé de la pulsation cardiaque la ligne verticale qui correspond (■ à la systole de l'oreillette, on voit qu'elle signale dans la pul- ^ sation ce léger redoublement que la théorie faisait prévoir (troisième révolution du cœur) l.

I 68. — de la réplétion des cavités du cœur pendant leur état de

1. On sait que la théorie de Beau consistait à admettre que le choc du cœur est nro du.t par l'ampl.at.on soudaine du ventricule au moment de la systole de l'oreillette Cette théorie a dû son succès à cc qu'el e était simple et logiquement déduite L-i ra,son fa.t comprendre, en effet, que dans le moment de la systole auriculaire il'doM y avo,r une cxpans.on du ventricule qui vient plus fortement presser contre les parois

relâchement, el des indications que fournit le tracé relativement à cette réplêtion. — On vient déjà de voir, à propos du tracé de la pulsation cardiaque, que le ventricule se gonfle graduellement -1;,^ „„>;i «ci on roi a rh p m fin t.: nnft r.e cron dément nrend encore

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.p, dès qu'il est en relâchement; que ce gonflement prend encore • plus d'énergie au moment de la systole de l'oreillette, -

i preuve

A- ' nouvelle qu'il dépend d'une réplêtion du ventricule sous la double

,• . dU* 1 ' influence de la vis a tergo d'abord, puis de la systole de l'oreillette.

On se trouve naturellement porté à chercher dans les autres tracés la preuve de cette réplêtion. Examinons donc à ce point de vue les tracés du ventricule et de l'oreillette

Dans le Iracé du ventricule (troisième révolution du cœur), on voit que tout le temps du relâchement est représenté par une ligne oblique ascendante, absolument comme cela arrive dans le tracé de la pulsation cardiaque. On y retrouve, avec la môme forme, l'effet de la syslole de l'oreillette f. Ainsi , de part et d'autre , la réplêtion du ventricule se traduit de la même manière : par l'ascension de la courbe ; cette ascension exprime que

la charge du sang dans le ventricule devient de plus en plus forte ~!^L-^r^Le tracé de l'oreillette représente le même phénomène de n réplêtion. Pendant le relâchement de cette cavité, on peut voir

j: que le point le plus bas de la courbe de l'oreillette est en g

(troisième révolution du cœur). A partir de ce point qui correspond Ejtri ' ' ' , au relâchement accompli, et, par suite, à la plus grande vacuité

de l'oreillette, la direction générale de la courbe est ascendante jusqu'à la prochaine systole auriculaire. Dans ces trois lignes superposées il y a donc parfaite concor-

dance des tracés pour prouver que, dans^ague^ du cœur la réplêtion s'effectue aussitôt que KTsystole est finie et que le relâchement est arrivé. Cette réplêtion graduelle s explique

~~*r!f\ naturellement par l'arrivée successive du sang que i le système

Veineux vient verser dans les cavités du cœur aussitôt que celles-

Ci «s, pour terminer l'analyse du tracé, qu'a

montrent avec la plus grande clarté, ccsl le rapport q „„|salion sjssatlcn cardiaque qui arrive pendant l.d.a.t * ^ „„„,„ ,„ |.

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ZZ tiïZ^Zï*** * ascension d» trac, ,a, arn.c au moment de la systole ventnculairc.

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