‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 7 sur 431 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

droit; og etvg représentent l'oreillette et le ventricule gauches. Chacune des oreillettes reçoit les veines correspondantes et chacun des ventricules donne naissance à un tronc artériel volumineux.

L'oreillette droite reçoit les veines caves, l'inférieure Vcl et la supérieure VcS. Dans l'oreillette gauche s'ouvrent les veines pulmonaires VP.

Le sang des oreillettes passe dans les ventricules par de larges ouvertures, les orifices auriculo-ventriculaires, tous deux munis de valvules dont les bords sont retenus par des colonnes charnues faisant partie de l'appareil musculaire des ventricules. La valvule auriculo-ventriculaire droite se nomme tricuspide et la gauche mitrale. Dès que les ventricules remplis du sang venu des oreillettes commencent à se resserrer, les valvules auriculo-ventriculaires se ferment et le sang n'a d'autre issue que les artères; celui du ventricule droit s'échappe par l'artère pulmonaire AP pour se rendre au poumon ; celui du ventricule gauche va dans l'aorte ko et de là dans tous les organes.

Le reflux du sang dans chaque ventricule est, empêché par des valvules qui, s'ouvrant librement pour laisser le sang sortir des ventricules, se ferment quand ceux-ci ont fini leur impulsion et retiennent dans les artères tout le sang qui y a pénétré. Ces valvules, situées à l'entrée des artères aorte et pulmonaire, s'appellent valvules sigmoïdes; une incision pratiquée à l'origine de l'artère pulmonaire permet de voir, dans la figure 2, les trois petits replis qui forment la valvule sigmoide de ce vaisseau.

Dans chacun des deux cœurs, comme dans une pompe, le jeu des valvules est alternant: l'auriculo-venlriculaire se ferme quand la sigmoïde s'ouvre, et inversement.

Telle est, dans son essence, la disposition mécanique du cœur; les détails de la structure de cet organe sont indiqués dans les traités d'anatomie.

Circulation capillaire vue au microscope.

g 5. — Harvcy avait compris que le sang passe des artères aux veines à travers les petits vaisseaux de tous les organes; il le prouvait par les arguments les plus concluants, et pourtant, on sait quelles résistances rencontra sa découverte. Il était réservé à Malpighi de constater de visu ce passage et de contempler, dans le

champ du microscope, l'admirable spectacle de la circulation capillaire. Le mouvement des globules du sang emportés en sens divers par le courant de sérum qui les entraîne est, en effet, un des phénomènes les plus curieux qu'on puisse observer. Mais pour comprendre la circulation du sang dans les membranes vasculaires, il fauty être préparé par certaines notions physiques, fort simples du reste : celles qui correspondent aux lois du mouvement des liquides dans les conduits.

Que l'on mette sous le microscope un morceau d'une membrane

Fig. 3. Circulation capillaire de la membrane interdigitale de la grenouille.

vasculaire et transparente détaché d'un animal; on y voit encore le sang circuler, mais le courant se produit alors sous l'influence de forces exclusivement mécaniques. Une légère pression exercée sur le verre qui recouvre la préparation fait naître de rapides courants qui se dirigent des parties les plus comprimées vers celles qui le sont moins. Une inclinaison de la plaque du porteobjet provoque également des courants qui sont dus à la pe-

Mais si la membrane vasculaire est en connexion avec le reste

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