CHAPITRE I
de l'appareil circulatoire, comme lorsqu'on étale le poumon ou le mésentère d'une grenouille vivante dans le champ du microscope, les mouvements du sang qu'on y observe sont sous la dépendance des forces normales de la circulation, c'est-à-dire de l'action impulsive du cœur combinée aux résistances que l'étroitesse des vaisseaux offre au passage des globules du sang.
La figure 3 représente la circulation dans les petits vaisseaux de la membrane interdigitale d'une grenouille. Le sang suit une direction centrifuge dans les petites artères a, qui sont représentées avec des hachures transversales et revient, par un cours centripète, à travers les veinules v, Entre ces deux ordres de vaisseaux des anastomoses nombreuses sont formées par les capillaires proprement dits; c'est dans ces petits canaux transparents que les globules cheminent avec le plus de lenteur et présentent les mouvements si curieux qui ont été décrits par les physiologistes. J
g 6. - Persuadés à tort que l'action du cœur ne s'étend pas jusqu aux dernières ramifications vasculaires, certains auteurs, en observant la circulation du sang dans les capillaires vivants, ont cru que les globules étaient animés de mouvements propres « Oubliant qu ils sont entraînés par le sérum transparent et invisible i s ont. attribué à ces globules l'initiative de leurs mouvements tantôt accélérés et tantôt ralentis; ils les ont décrits hésitant au niveau des bifurcations vasculaires, puis prenant parti pour l'une ou; autre branche, s'y ruant les uns à la suite des autres, s'arlêtant parfois, s accumulant en certains points pour repartir de nouveau. Dans les capillaires de petit calibre, L globule du sang s amincissent et s'effilent pour y trouver passage
Tous ces effets qu'on a pu rapporter à une activité propre des globules sont entièrement passifs et tiennent à ce que e s
avec lui. Les globules du sang sont mous et compressibles- il
UoÎ éZT 61 IS'al,°ingent qUMd 16 Calibre - Ls'aux 'e ternré ^ ™ ^ UD fadle Passa^ Poiseuille a inerprété avec une grande sagacité ces mouvements des globules sanguins; U a indiqué la véritable nature des résistances que le
IsiB^IX^^sfT ^ CirCUlaHOn ^ ^ (J°Urnal dU *» ^ces méd,,
sang éprouve dans les petits vaisseaux*. Ces résistances, dont nous exposerons les caractères dans le chapitre qui tétera de la circulation capillaire, consistent dans une adhérence des molécules liquides à la paroi vasculaire qu'elles baignent
Or la division des artères en artérioles plus petites et de celles-ci en capillaires de calibres sans cesse décroissants augmente considérablement la surface interne des vaisseaux et par conséquent les adhérences que le liquide sanguin éprouve contre ces surfaces Amsi bien que le système vasculaire doive être considère comme tgnant en capacité à mesure qu'il se ramifie, il n'en est pas moins :raTquelesanWou—
nue dans la somme des branches qui en émanent. Ce fait a une grande importance pour l'interprétation des mouvements du
sang.
„e. force* qui président a la circulation d« «ang.
3 7 La circulation est réglée par deux influences antago- M: Ta force du cœur qui pousse le sang et la résistance des nistes, la force du cœur q j. antagonistes petits vaisseaux qui le r tien i ,Vu ^ l este, ^ président au mouvement de tout ^u de" L entièrement expli-
: "des fleuves ou des ruisseaux2. TY1-..f,11 %L flçW pas ^gSœ-
U* «aies du mouvcmanl du sang dans les vaisseaux 1. Poiseuille, Bectorcto sur %^Z^nts élrangers, 1835, t. VII.) capillaires. (Acad. des sciences, ^^XLxénl encore, certains médecms l Cette vérité a été l^gU^mJ^ » nterviennent point dans les phénomènes admettent avec Bichat que les lo nfondale«r de l'analomie générale «, pour de la vie. « Que diriez-vous, «M^^!*^ on se servait de l'irritabilité? Vous expliquer le mouvement des planète ^ fonclions animales, émplo.ent viriez : riez donc aussi de ceux qu., pou. «P>£
,a gravité, l'impulsmn, Ï^.JS^Î^éLr dans des pages éloquentes ces Il faut ajouter que Magend.e s e t 1825, p. 499 et suiv.) On ne troudoctrines singulières. (Va,. U» représentant des doctrmes phyverait plus aujourd'hui, parmi les expenmem siologiques de Bichat.