CHAPITRE IX
Miles artérielles; celles-ci s'abaissent sous la pression du sang qui vient d'être chassé dans l'aorte et dans l'artère pulmonaire, et qui tend à refluer dans les ventricules dès qu'ils commencent à se relâcher.
Il n'y a rien d'important à changer à la théorie de Rouanet, sauf a lui ajouter quelques compléments destinés à rendre compte de la différence de timbre des deux bruits du cœur.
La tension brusque des valvules du cœur est nécessairement fi ^ une cause de bruit. Tout le monde a observé des phénomènes (j^Z^ 4 analogues, chaque fois qu'une membrane flexible, mais peu exten- ^ e^^J ~ sible, a été brusquement tendue. Ainsi, quand la voile d'un bateau n j est soudainement gonflée par un coup de vent; ou bien quand T; ^/ une courroie dont on écarte subitement les deux bouts arrive à^^J^ l'état de tension; enfin, quand on souffle de l'air ou quand on^"^ injecte un liquide dans une poche membraneuse peu extensible. Dans tous ces cas, un bruit accompagne le temps d'arrêt qui résulte de la tension complète d'un tissu flexible.
§ 86. — Cause du second bruit du cœur. — Les démonstrations de
sur l'existence d'une cause semblable pour les bruits du cœur; et comme celte cause est tout spécialement facile à démontrer clans la production du second bruit, nous rapporterons, en premier lieu, les expériences de Rouanet à cet égard.
L'abaissement et la brusque clôture des valvules sigmoïdes de l'aorte et de l'artère pulmonaire sous la pression du sang qui tend à refluer de ces vaisseaux dans le ventricule : telle est la cause du second bruit du cœur. Ce claquement valvulaire a son siège en deux points très limités : au niveau des valvules s.gmoïdes de l'aorte et de l'artère pulmonaire; aussi est-ce en ces deux points que le second bruit du cœur présente son maximum d'intensité. Le second bruit s'accompagne d'un brusque ébranlement que le doigt peut sentir, lorsqu'on l'applique à 'origine de l'aorte ou de l'artère pulmonaire, sur un animal dont le cœur est mis à nu.
Pour donner à sa théorie un supplément de preuves, Rouanet reproduisit le second bruit sur les valvules isolées du cœur d'un / ' animal. Détachant avec des ciseaux l'origine de l'aorte avec ses valvules et excisant, d'autre part, la portion du ventricule voisine 3 ' de 1 orifice de l'aorte, Rouanet adapta aux lèvres supérieures du ^
mareYj Circulation.
tronçon aortique un tube vertical, et ajusta, d'autre part, une vessie pleine d'eau au-dessous de l'anneau ventriculaire. En comprimant la vessie , il voyait l'eau soulever les valvules sigmoïdes et s'élever dans le tube vertical. Dès qu'il cessait la compression, la colonne liquide tendait à refluer dans la vessie, mais les valvules sigmoïdes se fermaient en produisant un claquement sonore identique au second bruit du cœur.
L'expérience de Rouanet est d'une grande valeur; c'est la vérification synthétique de l'origine valvulaire du second bruit du cœur. Bientôt vinrent s'y ajouter d'autres preuves tirées des /f vivisections. Le comité des médecins d'Angleterre1 montra que " si l'on empêche les valvules sigmoïdes de se fermer, on supprime le second bruit. A cet effet, on introduisait à la base de 1 aorte et de l'artère pulmonaire des aiguilles métalliques au moyen desquelles on tenait les valvules accolées aux parois de ces vaisseaux. Ces expériences furent reprises par Hope ; par Chauveau et Faivre, et toujours avec des résultats confirmat.fs de la théone
de Rouanet. .
. Rappelons que ce deuxième bruit du cœur signale avec une extrême précision le début de la diastole, c'est-à-dne 1 instant ou le ventricule, commençant a se relécher, laisse rétrograder 1 sang de l'aorte qui ferme les valvules sigmoïdes. Le nom de bruit diabolique est souvent employé comme synonyme de second bruit du cœur.
a 87. - Cause* du premier bruit du mur. - En transportant aux orifices auriculo-ventriculaires les explications qui viennent d «r données relativement à la production du « » on adm nue la clôture de ces valvules produit, au début de la systole
entrtuïaire, ,e premier bruit ou bruit ^oH^En moment où les ventricules se resserrent, la p.cssion du sang
( ' l. Report ofthe Dublin sub-comnnUcc. (BrUisk Associai. 183Ô, p, 247 )