CHAPITRE IX. 13i
de la circulation cardiaque, ont pu, avons-nous dit, sentir avec ' le doigt les saillies que forment du côté de l'oreillette les valvules U auriculo-ventriculaires soulevées pendant la systole des ventricules \ Ck^^*M^
On a vu plus haut que le premier bruit du cœur n'a pas le timbre clair et sonore du second. Comment expliquer cette A à différence, si les deux bruits sont dus à des causes identiques, - ' c est-à-dire a la tension brusque de valvules membraneuses* Pour rendre compte de ces différences de timbre des deux bruits - cœur, la théorie de Rouanet doit recevoir quelques addi-
du tions
Au moment où se ferment les valvules auriculo-ventriculaires ce ne sont pas seulement ces valvules qui sont tendues, mais les parois ventnculaires elles-mêmes subissent une tension brusque dont nous avons déjà vu les effets à propos de la pulsation du cœur. • r . u
Au début de leur systole, les ventricules sont trop larges pour e volume de sang qu'ils contiennent; aussi, le premier elT t d eur resserrement est il d'en changer la forme. Les ventricules ^ntà. prendre sensiblement la forme sphérique, celte quKp l \A — sente la p!us pe ,te surface, possible pour une capacité donné 4-
n on Z M Chr"?ement> ,es "bres ««ires des veutricû es n ont, pour a,ns,d,re, aucune résistance à vaincre; mais dès nu la orme globuleuse est atteinte et que les valvules auHculo ventncu,a,res fermées empêchent le sangde refluerdans Pore el e" un obstacle soudam s'oppose au raccourcissement ultoZ.r H»
dans ces cav,tés. Tout raccourcissement des fibres rardi ! sera donc arrêté, jusqu'à ce que l'effort qu'elles d v Ion e T0 les valïule |gmoMeSi malgré ] ^ ^ , . , ulevant
^ membrane n.sque qui devient subitement tenuue; uo^gi '
I. Pour répéter celle expérience on fiit à p„„ m ., de laquelle on introduit t U ÏÏ't T Pclile °-erture au travers
culo-vcnlriculaire; le doigt éprouvTLrs „ n r ' ^ l "'^ de ,'°l i'kc W se tendent et font reliej V^T^ÎST 2°"' T° t,UC ,M Va'VU,cs temps, on peut 8 Wer du synchronise T ^ Ie CœUr en m«»a
brun. Du reste, le doigt tout seul Z uj é i 0 l™/^"™™1 &VCC le P"»£r ces bruits valvulairosj c'est ainsi cm dour ™ , P°f PC,'CCV0,r ^^cë de -lie de ^l^^^^^^^Jl^^ *» fractures ou ''oreille entendrait en auscultanl la partie na ' C'CS ^ V»
resserrement facile qui subit un brusque temps d'arrêt en présence d'un obstacle, telles sont les conditions qui se rencontrent alors et qui doivent produire un ébranlement sonore. Cet ébranlement la main peut facilement le percevoir quand elle est placée sur "les parois des ventricules : c'est ce durcissement soudain a . qu'on nomme la pulsation du cœur. Le premier bruit est donc
/ Lduit non seulement par la tension subite des valvules, mais
par celle des parois tout entières des ventricules. Si l'on admet I une telle cause, le premier bruit devra s'entendre sur toute la ' surface des ventricules, car il n'est pas un point de leurs parois / nui ne subisse, en même temps que les autres, la tension brusque dont nous venons de parler. C'est en effet ce qui arrive; on peut s'en assurer en promenant un stéthoscope sur les diffé- ^ . * 1 1 rents points de la surface d'un cœur mis à. nu: quel que soit le
point qu'on ausculte, on y entend le premier bruit avec une inten-
81 Maiflrs, pourquoi, en auscultant le cœur d'un Homme observe-t-on qu'il existe un espace limité, correspondant à a noin e de cet organe, espace au niveau duquel on entend e p m er bruit avec plus d'intensité que partout ailleurs? Cela tienTau contact plus intime du ventricule avec la paroi thora- Ze en cet endroit, tandis que, partout ailleurs, le tissu du noumon s'interpose entre le cœur et les parois et forme une lame X ou mls épaisse qui conduit mal le son'. Nous verrons nue c es^ur la même cause qu'au niveau de la pointe du cœur la pulsation de cet organe se sent mieux que dans tout
, atêemendenrabsence du claquement valvulaire la brusque tenh " rnrois des ventricules suffit pour produire le premier
Tit C'es c qu'on observe sur un cœur détaché de l'animal IL bru t- , Z %n Dlacant sur une sorte de stéthoscope le cœur
^ r , et vide de sai^ En plaçant s ^ ^ ^ ^
! ^ ] Z^Z^C^i assez analogue a celui qu'on per-
^ T~ ^ ' I dans les conditions normales ; le second bruit, au contraire, • 3- rxigeaTabLlument pour se produire la tension des valvules
cardiaques fi g. 43), on pouvdu n * . nartout avec la même sonorité.