CHAPITRE IX
existe normalement. La manière dont agissent les mouvements t a~*>£*~*£respiratoires pour faire paraître ou disparaître le dédoublement du second bruit confirme cette interprétation1.
Le dédoublement du premier bruit est expliqué par Potain d'une C{yuJ^^ y/' manière analogue, c'est-à-dire par le défaut de synchronisme de la (>Ui^uAa«*«-; — clôture des valvules auriculo-ventriculaires. Et comme les mouve- , ments respiratoires influencent la production de ces dédoublements du premier bruit, l'auteur cherche à expliquer le relard . plus ou moins grand de la clôture de la valvule tricuspide par les <t*~~ ^ ' changements que la respiration apporte dans la pression du sang dans l'oreillette droite. Les raisonnements sur lesquels Potain appuie son explication du dédoublement des bruits du cœur sont conduits avec une grande sagacité et basés sur des expériences concluantes. Cette théorie, toutefois, demande de nouvelles confirmations que pourront seules donner les expériences faites sur les animaux.
Reproduction artificielle des bruits du cœur.
§ 90. — Chaque fois qu'on a fait une hypothèse sur la cause d'un phénomène, on doit en chercher la confirmation au moyen de l'expérience. Or, pour les phénomènes de la vie qui sont du ressort de la physique ou de la mécanique, la vérification la plus démonstrative consiste à reproduire ces phénomènes en dehors de l'organisme vivant, en réunissant, dans certains appareils, les conditions nécessaires à cette reproduction L>.
Après les expériences de Rouanet sur la reproduction artificielle du second bruit du cœur, il pourra sembler superflu de fournir une nouvelle démonstration synthétique. Mais, comme l'expérience du célèbre auteur de la théorie valvulaire ne s'applique qu'à l'explication d'un des bruits, je crois utile de signaler la disposition d'un appareil schématique qui m'a servi à reproduire non seulement les bruits normaux du cœur, mais encore les bruits anormaux qu'entraînent les différentes altérations des valvules ou les déformations des orifices.
1. Nous reviendrons sur ce sujet en traitant des influences de la respiration sur la circulai ion du sang.
2. Cette méthode synthétique s'applique aux phénomènes les plus divers; elle m'a
ï OIT!'?"'." , ftSClairCment inlelUgibles certains mouvements compliqués Ju ^1 de 1 insecte ou de l'o.seau. [Vo\v la Machine animale, passim.) .
Le cœur artificiel représenté figure 56 est réduit, pour plus de simplicité, à l'une de ses moitiés, c'est-à-dire à une seule oreillette et à un seul ventricule.
Une oreillette en caoutchouc reçoit du liquide par un tube VC représentant les troncs veineux qui versent le sang dans l'oreillette. Cette ampoule communique intérieurement par un tube
Fig. 56. - Cœur artificiel destiné à reproduire les bruits valTulaires.
large YM avec une autre ampoule Y qui représente le ventricule.
Le tube YM correspond donc à l'orifice auriculo-ventriculaire; il est muni d'une valvule1 qui permet au sang de passer de l'oreillette au ventricule, mais l'empêche de refluer en sens inverse
Le ventricule Y reçoit donc le liquide de l'oreillette, mais il
i les valvules que j'emploie imitent, autant que possible, la disposition de celles
Lo„fcrci.ce. La volvnlc produit alors u» rfaqn.mc.U «I fan.» I« pwge . du liquide.