‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 81 sur 431 · DU CŒUR · texte numérisé non relu

DU CŒUR

La pulsation du cœur n'est pas un choc instantané. — Mécanisme de la pulsation du cœur. — Reproduction artificielle de la pulsation du cœur. — Double influence des changements de consistance et de volume das ventricules dans la pulsation du cœur. — Pulsation du cœur chez la grenouille. — Inscription de la pulsation du cœur chez l'homme. — De la pulsation négative. — Explorateur à tambour pour la pulsation du I creur. — Inscription des pulsations du cœur chez les petits animaux.

Le nom impropre de choc donné à la pulsation ventriculaire montre bien qu'on n'avait reconnu dans ce phénomène qu'un mouvement instantané dont la durée est inappréciable à nos sens. Ce mouvement n'avait pas d'autre valeur que de servir de point de repère dans l'auscultation et de faire distinguer le premier bruit du cœur du second ; la cardiographie donne à ce phénomène une signification nouvelle.

la pulsation du coeur n'est pas un choc instantané.

g 91. — Les expériences cardiographiques nous ont appris déjà que la pulsation du cœur peut se traduire par un tracé fort riche en détails; l'analyse de ce tracé fournit, en effet, l'expression de presque tous les actes qui se passent dans une révolution du cœur. On y peut voir l'instant précis où débute la systole des ventricules et celui où la diastole commence; on y mesure donc aisément les durées relatives des périodes systolique et diastolique du ventricule; on y lit également les clôtures valvulaires; enfin, les variations de la courbe traduisent les changements de volume qu'éprouvent les ventricules, suivant qu'ils se vident dans les artères, ou qu'ils s'emplissent par un afflux

do sang veineux que vient compléter la systole de L'oreillette, j

Si les changements de volume et de consistance des ventricules se combinent avec les ébranlements valvulaires dans le tracé delà I pulsation du cœur, la plupart de ces éléments ne sont perceptibles j qu'avec les appareils inscripteurs, car notre toucher ne perçoil que le durcissement subit des ventricules au début de leur systole. I C'est ce durcissement qui constitue l'élément essentiel de la pul- 1 sation, c'est lui qui produit le battement ou choc que la palpation I fait sentir.

Il n'y a pas lieu de revenir sur les théories diverses émises au sujet de la pulsation du cœur ; on sait comment Harvey reconnutl qu'elle seproduitaudébutde la systole des ventricules, etcommentl les différents physiologistes cherchèrent à expliquer par quel sin-l o-ulier mécanisme les ventricules, bien que diminuant de volume! puisqu'ils se resserrent, viennent cependant frapper contre les parois de la poitrine ou contre la main qui les presse1.

Ces discussions ont. beaucoup perdu de leur intérêt, maintenant! que de nombreuses expériences peuvent fixer l'opinion sur le me-l canisme de la pulsation cardiaque ; il n'y a donc pas lieu de traij ter à nouveau ces questions historiques, pas plus que de décrire les déplacements de la base ou de la pointe des ventricules aux différentes phases de leur systole, ou les torsions et les détorj sions du cœur sous l'influence de l'action oblique des faisceaux musculaires des ventricules.

Mécanisme de la pulsation d». «eur.

a 92 - Les ventricules, avons-nous dit, deviennent durs j Globuleux au moment de leur systole; ils repoussent alors la doigt qui, pendant leur période diastolique, les .entait mous, denressibles, et les déformait par la moindre pression.

Ce te théorie se trouve parmi toutes celles qu'on a émise! pour xp que- le choc du cœur; mais elle n'était pas acconJ pa^née d preuves suffisantes et n'est généralement pas clairement formulée. Lancisi* dit qu'au moment de la systole c cœur devant rond et comme sphérique, d'allongé qu'il était

1 Voir les traités classiques de physiologie.

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