CHAPITRE X
des changements de consistance et des changements de volume du ventricule1. C'est pourquoi, pendant la phase systolique, bien C^^~X ^/jtLl~ que la pression intra-ventriculaire reste élevée et subisse môme/'-^^èSS^O-. un accroissement notable, le sommet de la courbe de la puisation descend, par une pente plus ou moins inclinée, exprimant que le cœur diminue de volume et presse moins l'explorateurT^TT appliqué sur lui. Pendant sa diastole, au contraire, le cœur se remplit et se gonfle; aussi, bien qu'il n'acquière pas une dureté suffisante pour repousser énergiquement l'explorateur, il le comprime assez, néanmoins, pour produire une légère élévation de la courbe.
Ce caractère général de la pulsation s'observe sur tous les animaux dont le cœur a des oreillettes et des ventricules. La grenouille elle-même dont le cœur semble, à la vue, se comporter d'une manière paradoxale, présente, dans le tracé de sa pulsation, les éléments qui viennent d'être décrits.
Pulsation du cœur chez la grenouille.
§ 95. — Voici comment se fait l'expérience. On saisit les ventricules entre les mors du myographe (voy. fig. 16), et l'on obtient le tracé (fig. 62) dans lequel se voient nettement : le gonflement
Fig. 6, - Tracé de ,a pulsation du „„ d ]a ^ Q< ^
v, systole du ventricule.
du ventricule produit au moment de la systole de l'oreillette 0 e durc.sement énergique qui accompagne la 8J^^ la.re V puis, pendant la durée systolique, une ligne légèrement descen ante de la courbe, exprimant que le cœur diminu Tvo lume et que les branches du myographe se rapprochent un peu
I. Voir, pour la démonstration, Trav. lab., t. I, p. i8. Marey, Circulation.
l4fc LA CIRCULATION DU SANG,
l'une de l'autre; enlin , une chutes brusque de la courbe correspond au relâchement ventriculairc.
• Cette courbe diffère de celle du cœur des mammifères par la brièveté de sa période diasfolique, par l'absence du vide pôstky&toïique § 79, ainsi que du flot de l'oreillette, mais elle conlient les éléments principaux de la pulsation et suffit pour montrer qu'd n'y a aucune différence fondamentale entre la pulsation d'un cœur de grenouille et celle du cœur d'un mammifère ou d'un oiseau.
Inscription de la pulsation du cœur sur l'homme.
* 96 La richesse des détails contenus dans la pulsation du cœur d'un mammifère me faisait vivement désirer d'obtenir sur l'homme des tracés fidèles de cette pulsation. Le doigt, place au niveau de la pointe du cœur et s'insinuant dans un espace intercostal, sent parfois très distinctement la pulsation ventncula.re. Pour celui qui est prévenu que ce phénomène n est pas un choc, mais qu'il consiste en une poussée prolongée qui dure autant
nue la systole ventriculaire, il semble que cette pulsation puisse écrire aisément avec sa durée et ses inflexions variées.
J'essayai d'abord d'appliquer sur la région précordiale un instruitque j'avais imaginé pour l'inscription du;pou s :le nhTmo-raph à ressort dont il sera question plus loin, et j obitRTSikM déjà assez satisfaisant. Mais l'application du sur la région du cœur est difficile et nécessite des
pulX du -iJ, un entonnoir de verre relié a un tambom a