CHAPITRE XI
un mouvement diminué, c'est-à-dire que les dilatations successivement obtenues, étant portées en ordonnées, correspondaient, pour des accroissements réguliers de la pression intérieure, à des élévations de moins en moins grandes comptées sur l'axe des abscisses. La courbe du caoutchouc B (courbe à concavité supérieure) exprime un mouvement accéléré; ses ordonnées s'élèvent de quantités de plus en plus grandes pour des accroissements réguliers de la pression intérieure1.
On peut conclure de ces expériences, que la force élastique des artères (ou leur résistance à l'extension) croît plus vite que la
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Fig. 79.
A. Courbe des augmentations de volume d'une aorte soumise à des pressions intérieures régulièrement croissantes.
B. Courbe des augmentations de volume d'un tube de caoutchouc soumis à des pressions intérieures régulièrement croissantes.
dilatation de ces vaisseaux sous l'influence de l'action du cœur ; autrement dit, il suffit qu'il entre une petite quantité de sang dans le système artériel déjà tendu pour accroître la tension d'une manière notable.
Dans un récent travail2, Ch. S. Roy a étudié avec soin les caractères de l'élasticité des vaisseaux. Sa méthode diffère de la mienne, en ce que le physiologiste anglais inscrit les changements de volume des vaisseaux soumis à différentes charges. Dans la disposition qu'il a adoptée, le manchon qui conlient
1. Rappelons que le caoutchouc dont était formé le tube qui a donné la courbe B se fût allonge de quantités uniformément croissantes si on l'eût soumis à une série de charges croissant elles-mêmes uniformément.
Cambridge, nmo.)h<! daSU0 Pn>mU °r l'lC aricHal Wnls' [Jm- °f PhysioL -
mare Yj Circulation. ^ ^
l62 LA CIRCULATION DU SANU.
Tarière présente, en un point, une paroi membraneuse reliée à un levier inscripteur. Roy croit pouvoir tirer de ses expériences un ' certain nombre de conclusions dont nous rappellerons quelquesunes. -
w^wv,/,-. L'extensibilité des artères est à son maximum quand il existe
à l'intérieur de ces vaisseaux une pression semblable à celle ù ^ y / laquelle ils sont soumis pendant la vie.
^ Le mQdule d.élasticité est sensiblement le même pour L'aorte et 7i~ pour ses branches ; il se modifierait facilement sous l'influence
>Ju~t ■ des maladies qui affectent la nutrition.
' L'artère pulmonaire présente une extrême extensibilité. -f^Z Les artères des animaux sont mieux adaptées que celles de
JU> l'homme aux besoins de la circulation ; ce n'est que chez les très ^unes enfants que l'élasticité artérielle présente des condition. Y aussi favorables, etc.
V él«»tl«Ué artérielle réS«l»rI.« l« •>•> »—S «« din>l«».
l'inUsrmllUsnce de l'»ellon du eœur.
3 !02 - En examinant au microscope la circulation dans les petits vaisseaux, ce qui peut se faire en étendant sons lobject.t de l'instrument une membrane transparente dans laquel.c le sang circule (membrane interdigitale de grenouille, poumon du même animal mésentère de souris, etc.), on voit que les g obu es Z sang cheminent d'un mouvement nniforme et n ont plus 1 unnulsion saccadée que le sang avait reçue du cœur.
Depuis longtemps les physiologistes ont exphque dans so, résX flnal, cette transformation de mouvement qm chang le topnllns intermittentes du cœur en un courant contmu et
C^ga „,T„ë force sensiblement constante qui pousse à travers çtdevtent une force ^ coura„t continu . La
les tuyaux et fait jumn seulement, c'est l'élus-