‹ La Circulation MonétaireChapitre 11 sur 64 · FA. (NS M · texte numérisé non relu

FA. (NS M

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PACE Te ss particulier une répartition importante de numéraire Dé parmi des éléments qui en ignoraient presque l'usage. OR Se 2 C'est ainsi que dans les quinze premières années de l'occupation 66 millions ont été dépensés pour le chemin de fer, 40 millions pour les routes. Sur un parcours de 200 kilomètres entre Tamatave etTananarive de 1902 à 1905 plus de 92.000 ouvriers ont été employés aux chantiers du chemin de fer; chaque ouvrier, outre sa nourriture, recevait 0 fr. 80 par jour ;

il effectuait en moyenne 50 journées de travail. Ce pécule d’une quarantaine de franes permettait à ces gens, généralement très pauvres, d'améliorer leur vêtement et leur habitation. Ils cherchaïent par la suite à maintenir ce léger progrès. Ge La plus grosse part des divers budgets locaux dont le total atteint 100 millions en 1922, est dépensée sur place. Seules les économies des fonctionnaires ét les commandes de matériel font sortir de la circulation locale certaines ressources du budget. En 1922, 24 millions environ seront payés en France pour la solde du personnel en congé, l'achat de matériel, le règlement de subventions et le service des emprunts locaux. Ce.chiffre était pourtant exceptionnel en raison de grosses commandes de locomotives et de rails. La moyenne des dépenses effectuées dans la Métropole doit se stabiliser autour de 18 millions pour les exercices d’après guerre. Au point de vue de la balance générale des entrées et sorties de numéraire, cette somme est compensée par celle dépensée dans la Colonie au compte du budget de l'Etat pour l'entretien des l'oupes qui, en 1920, comptait 6.000 hommes absorbant 20 millions de crédit.

L'accroissement régulier des budgets, établi par le \ tableau annexe n° 1, correspond donc à un dévelop-

pement constant des relations commerciales intérieures. L'équilibre budgétaire a loujours été maintenu par les administrateurs avisés qui se sont succédés au Gouvernement Général. Le budget local a assuré aisément, avec ses ressources ordinaires, l'entretien normal des services et la constitution d'une fortune immobilière considérable de routes, moyens de communications. et bâtiments publics. En fin 1910, la valeur des imrmmeubles bâtis appartenant à la Colonie était évaluée à

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