‹ La Circulation MonétaireChapitre 26 sur 64 · MT O · texte numérisé non relu

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ne pourra jamais influencer notablement le développement de la colonie et se règlera toujours par arbitrage sur le grand marché métropolitain : il n’en sera pas de même, à notre sens, pour les relations que la Grande Ile s’est créé et développe encore dans Océan Indien. ;

Elle y bénéficie d'une position géographique cen-

traleet de l’échelonnement d’archipels voisins riches

‘et prospères (Mascareignes, Comores, Zanzibar, Seychelles). La navigation dans le canal de Mozambique et dans la zone des moussons est très facile et ce fait explique le peuplement de Madagascar par les races malaises, l'influence séculaire des arabes de Zanzibar sur les Comores et sur les côtes septentrionales, l’activité du cabotage pratiqué par plus de 350 voiliers et boutres montés surtout par des comoriens, et enfin, explique le développement récent de l'immigration et du commerce indien. La longueur des routes maritimes vers l’Europe entravera toujours le transport des produits lourds que Madagascar vend où achète. Au contraire, les rives de l'Océan Indien, avec leur 900 millions d'humains, contiennent des marchés d’un immense avenir: la fourmillière des Indes, la riche Insulinde, les étendues de l'Australie et tous les territoires de l'Afrique, qui se réveille depuis le Cap jusqu'au Caire.

Dès 1897, le général Galliéni entrevoyait la place que la Grande Ile devait tenir dans ce monde économique encore en pleine gestation. Depuis lors, Madagascar à développé le commerce ancien aux Mascareignes et à Zanzibar, puis, a noué des relations directes avec l'Union Sud-Africaine et le Mozambique. Les longs courriers et les annexes des Messageries Maritimes facilitent l'établissement de courants régu-

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